Ce test fait partie du bilan glandulaire : 5 tests, 6,5 min. Faire le bilan complet
Glandulaire · test 3 sur 5
Carence en DHEA
Repère les signes qui évoquent un manque de DHEA, l’hormone surrénalienne qui précède les hormones sexuelles et décline naturellement avec l’âge.

La glande surrénale en coupe
- Glande surrénale
Planche de l’atlas de la vitamine C
Au clavier : le chiffre de la réponse, flèche gauche pour revenir.
Garder ton équilibre
Comprendre le rôle de la DHEA
La DHEA, ou déhydroépiandrostérone, est produite par la zone réticulée des glandes surrénales et constitue le précurseur obligatoire de la testostérone et des œstrogènes. Elle emprunte la voie de la prégnénolone, elle-même dérivée du cholestérol, ce qui place les graisses alimentaires au cœur de la synthèse hormonale. Son rôle dépasse largement la sphère sexuelle : la DHEA soutient la vitalité physique, la libido, l’immunité innée, l’humeur et la densité osseuse. Avec l’âge, sa production chute de façon spectaculaire, faisant d’elle l’un des marqueurs les plus fiables du vieillissement biologique. Comprendre cette cascade hormonale permet de saisir pourquoi un stress prolongé, en détournant la prégnénolone vers le cortisol, appauvrit simultanément toutes les hormones en aval.
Marqueurs de surveillance
Identifie plusieurs signes cliniques précoces d’un fléchissement de la DHEA : une pilosité axillaire et pubienne qui s’éclaircit, une peau et des yeux qui s’assèchent, la disparition progressive de l’odeur corporelle sexuelle et une baisse de la libido. Ces signes précèdent souvent la confirmation biologique et méritent d’être surveillés année après année. En laboratoire, le dosage de référence est la DHEA-S (forme sulfatée), plus stable que la DHEA libre et donc plus fiable. Le rapport cortisol/DHEA est également précieux : un ratio élevé traduit un déséquilibre surrénalien en faveur du stress. Le dosage de la testostérone libre complète utilement le bilan pour évaluer l’ensemble de la cascade androgénique.
Prévention au quotidien
La gestion du stress est le premier levier de préservation de la DHEA, car le cortisol chroniquement élevé est son principal antagoniste, selon le modèle encore débattu du vol de prégnénolone. Un sommeil de qualité, entre 7 et 9 heures par nuit, permet aux surrénales de se régénérer et de maintenir un équilibre cortisol/DHEA favorable. L’exercice physique modéré, comme la marche, le yoga ou la musculation légère, stimule la production de DHEA sans épuiser les surrénales. Les graisses alimentaires saines sont indispensables, car le cholestérol est le précurseur initial de toute la cascade hormonale : jaunes d’œufs, avocat, huile d’olive et beurre biologique méritent leur place dans ton assiette. Enfin, les liens sociaux et les moments de plaisir stimulent naturellement la DHEA, rappelant que la santé hormonale est indissociable de la qualité de vie.
Ce que tu peux faire
Physiopathologie du déficit en DHEA
Un mécanisme souvent avancé, mais encore débattu, est le vol de prégnénolone : lorsque le stress chronique maintient une demande élevée en cortisol, l’organisme détourne la prégnénolone, précurseur commun, vers la voie du cortisol au détriment de la voie DHEA, testostérone et œstrogènes. Ce déséquilibre explique pourquoi un stress prolongé affecte simultanément la libido, l’humeur, la peau, l’immunité et la composition corporelle. Parallèlement, la zone réticulée des surrénales, responsable de la production de DHEA, vieillit plus rapidement que les autres zones corticosurrénaliennes, ce qui aggrave le déclin naturel lié à l’âge. La conséquence est un cercle vicieux : moins de DHEA signifie moins de résistance au stress, donc plus de cortisol, donc encore moins de DHEA. La peau s’assèche par manque de sébum androgéno-dépendant, la graisse abdominale s’accumule sous l’effet du cortisol, et l’immunité faiblit car la DHEA est un puissant modulateur de la réponse immunitaire innée. Comprendre cette cascade permet de cibler les interventions sur la cause plutôt que sur les symptômes.
Marqueurs de santé vs marqueurs de laboratoire
On distingue les signes cliniques, observables sans prise de sang, des marqueurs biologiques qui les confirment. Cliniquement, une pilosité axillaire et pubienne clairsemée, une peau et des yeux secs, l’absence d’odeur corporelle sexuelle, une sensibilité accrue au bruit, une prise de graisse abdominale et, chez l’homme, des troubles érectiles sont autant de signaux d’alerte. En laboratoire, la DHEA-S (forme sulfatée) est le dosage de référence car elle est stable tout au long de la journée, contrairement à la DHEA libre ; les valeurs optimales se situent dans le tiers supérieur de la norme du laboratoire pour ton âge et ton sexe. Le rapport cortisol/DHEA est un indicateur clé de l’équilibre surrénalien : un ratio élevé va dans le sens d’un vol de prégnénolone. Le dosage de la testostérone libre et de l’estradiol permet d’évaluer l’impact du déficit sur les hormones en aval. L’idéal est de croiser observation clinique et biologie pour obtenir une image complète.
Alimentation de soutien
Les graisses saines sont le point de départ de toute la cascade hormonale, car le cholestérol est le précurseur obligatoire de la prégnénolone, puis de la DHEA : jaunes d’œufs bio, avocat, huile d’olive vierge extra et beurre cru méritent une place quotidienne dans ton assiette. Les protéines de qualité fournissent les acides aminés nécessaires à la synthèse enzymatique et au bon fonctionnement surrénalien. Les aliments riches en zinc, comme les huîtres, les graines de courge et le foie, soutiennent directement la conversion de la DHEA en testostérone via l’enzyme 17-bêta-hydroxystéroïde déshydrogénase. La vitamine C, abondante dans les poivrons, le kiwi et les agrumes, est consommée en grande quantité par les surrénales, qui en sont l’organe le plus concentré du corps. En parallèle, il est essentiel de limiter les aliments ultra-transformés, les sucres raffinés et l’excès de caféine, qui stimulent la production de cortisol et aggravent le vol de prégnénolone. Une alimentation anti-inflammatoire et riche en micronutriments est le socle indispensable de toute stratégie de restauration hormonale.
Supplémentation ciblée
La vitamine C est le premier réflexe naturopathique pour soutenir les surrénales, car elles concentrent la plus forte densité de vitamine C de l’organisme et l’utilisent massivement pour la synthèse hormonale. L’acide pantothénique (vitamine B5) nourrit directement le cortex surrénalien et améliore la résistance au stress. Le magnésium bisglycinate intervient dans plus de 300 réactions enzymatiques et calme l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien hyperactivé par le stress. Le zinc bisglycinate est indispensable à la conversion de la DHEA en hormones sexuelles actives. La vitamine D, entre, module l’immunité et participe à l’équilibre hormonal global. Enfin, la prégnénolone peut être envisagée sous supervision professionnelle comme précurseur direct pour relancer la cascade hormonale en amont de la DHEA. Les doses se règlent avec ton médecin ou ton naturopathe, d’autant plus si tu prends déjà un traitement.
Mode de vie
La réduction du stress est la priorité absolue dans un déficit en DHEA, car chaque pic de cortisol détourne la prégnénolone au détriment de la cascade DHEA, testostérone et œstrogènes. La méditation quotidienne, même 10 minutes, et la cohérence cardiaque (5 minutes, 3 fois par jour) sont les outils les plus validés pour abaisser le cortisol basal. Le sommeil entre 7 et 9 heures par nuit est non négociable : c’est pendant le sommeil profond que les surrénales se régénèrent et que la DHEA est principalement sécrétée. L’exercice physique modéré, comme la marche rapide, le yoga ou la musculation légère, stimule la DHEA sans épuiser les surrénales, mais attention au surentraînement qui a l’effet inverse en augmentant le cortisol. Les connexions sociales et les moments de joie stimulent naturellement la production de DHEA par des voies neuroendocriniennes encore mal comprises mais bien documentées. L’exposition à la lumière naturelle du matin synchronise l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien et favorise un rythme circadien du cortisol qui préserve la DHEA.
Phytothérapie et gemmothérapie
L’ashwagandha (Withania somnifera) est l’adaptogène de premier choix dans le déficit en DHEA : en aidant à modérer le cortisol, elle laisse davantage de prégnénolone disponible pour la voie DHEA. Le tribulus terrestris soutient la production d’androgènes en stimulant la conversion de la DHEA en testostérone, ce qui en fait un allié précieux en cas de baisse de libido ou de tonus musculaire. La maca (Lepidium meyenii) agit comme adaptogène hormonal en modulant l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique sans apporter directement d’hormones. Le ginseng (Panax ginseng) est un tonique surrénalien ancestral qui améliore la résistance au stress et soutient la production globale d’hormones corticosurrénaliennes. En gemmothérapie, le bourgeon de chêne (Quercus robur) est le remède majeur du système endocrinien, particulièrement indiqué pour soutenir les surrénales fatiguées et relancer la production hormonale. Le bourgeon de cassis (Ribes nigrum) stimule spécifiquement le cortex surrénalien et améliore la réponse adaptative au stress.
Ce que tu peux faire
Quand les surrénales tirent la langue
À ce stade, le déficit en DHEA dépasse le simple déséquilibre fonctionnel et traduit un épuisement avancé de la zone réticulée des glandes surrénales. Selon ce modèle (débattu), le détournement des précurseurs vers le cortisol serait devenu massif et chronique : la quasi-totalité des précurseurs hormonaux est détournée vers le cortisol, privant la DHEA, la testostérone et les œstrogènes de leur matière première depuis probablement des mois, voire des années. Les conséquences sont systémiques : effondrement de l’immunité innée avec infections récurrentes, perte de masse musculaire et osseuse, vieillissement cutané accéléré, troubles cognitifs et dépression résistante. Observe que ce degré de déficit correspond souvent à un âge biologique nettement supérieur à l’âge civil, avec un risque accru de maladies dégénératives. Sans intervention, le cercle vicieux s’auto-entretient car l’absence de DHEA réduit encore la capacité de résistance au stress, amplifiant le détournement cortisol. Une prise en charge globale et soutenue est désormais indispensable pour inverser cette spirale.
Bilan biologique impératif
Un dosage de DHEA-S (forme sulfatée) est désormais obligatoire et urgent pour quantifier précisément le déficit et orienter la prise en charge. Les valeurs optimales se situent dans le tiers supérieur de la norme pour ton âge et ton sexe, mais à ce niveau de score, il est probable que tes valeurs se trouvent dans le quart inférieur, voire en dessous de la norme. Le rapport cortisol/DHEA doit impérativement être évalué : un ratio franchement élevé oriente vers un vol de prégnénolone marqué nécessitant une intervention ciblée sur l’axe du stress. Le bilan doit être complété par la testostérone libre, l’estradiol, la progestérone et idéalement le cortisol salivaire sur 4 points de la journée pour cartographier l’ensemble de la cascade hormonale. Un profil thyroïdien complet (TSH, T3L, T4L, anticorps) est également recommandé car hypothyroïdie et déficit en DHEA coexistent fréquemment et s’aggravent mutuellement. Ce bilan est le prérequis non négociable avant toute décision de supplémentation hormonale.
Alimentation de reconstruction hormonale
Dans un déficit sévère, l’alimentation doit devenir un véritable outil thérapeutique centré sur la reconstruction de la cascade hormonale. Fais une place franche aux bons gras à chaque repas pour fournir le cholestérol nécessaire à la synthèse de prégnénolone : jaunes d’œufs bio (2 à 3 par jour), beurre cru, huile de coco, avocat quotidien et poissons gras 3 fois par semaine. Les protéines animales de haute qualité biologique, à hauteur de 1,2 à 1,5 g par kilo de poids corporel, fournissent les acides aminés indispensables à la synthèse enzymatique surrénalienne. Le zinc alimentaire doit être maximisé par la consommation régulière d’huîtres, de foie de veau, de graines de courge et de viande rouge de pâturage. Tous les aliments ultra-transformés, les sucres raffinés, l’alcool et l’excès de caféine doivent être éliminés sans compromis car ils stimulent la production de cortisol et aggravent directement le vol de prégnénolone. Les légumes crucifères, riches en DIM (di-indolylméthane), soutiennent le métabolisme des œstrogènes et participent à l’équilibre hormonal global.
Ce que tu peux ajouter
La vitamine C doit être portée en doses fractionnées pour saturer les surrénales, qui sont l’organe le plus concentré en vitamine C de tout l’organisme et l’utilisent massivement en période de stress. L’acide pantothénique (vitamine B5) est le nutriment le plus spécifique du cortex surrénalien et accélère la régénération fonctionnelle des glandes. Le magnésium bisglycinate doit être porté pour calmer l’hyperactivation de l’axe du stress et restaurer les réserves intracellulaires souvent profondément appauvries. Le zinc bisglycinate (avec de cuivre pour maintenir l’équilibre) est indispensable à la conversion de la DHEA en testostérone. La prégnénolone, sous supervision professionnelle stricte, peut relancer la cascade hormonale en amont en fournissant directement le précurseur de la DHEA. La supplémentation en DHEA elle-même, sous forme de 7-céto-DHEA ou de DHEA micronisée, peut être envisagée sous contrôle médical avec suivi biologique régulier de la DHEA-S et des hormones en aval. Les doses se règlent avec ton médecin ou ton naturopathe, d’autant plus si tu prends déjà un traitement.
Refonte complète du mode de vie
À ce niveau de déficit, la gestion du stress n’est plus une option mais une urgence thérapeutique : chaque source de stress chronique doit être identifiée et, dans la mesure du possible, éliminée ou radicalement réduite. La cohérence cardiaque doit être pratiquée au minimum 3 fois par jour pendant 5 minutes, et une pratique méditative quotidienne de 20 minutes minimum est fortement recommandée pour abaisser durablement le cortisol basal. Le sommeil doit être sanctuarisé : 8 à 9 heures par nuit dans l’obscurité totale, sans écran une heure avant le coucher, avec un coucher avant 22h30 pour respecter le pic nocturne de régénération surrénalienne. L’exercice physique doit être exclusivement doux et régénérant, comme la marche en nature, le yoga restauratif ou le qi gong ; tout entraînement intense est à mettre de côté le temps de remonter, car il élève le cortisol et aggrave le vol de prégnénolone. Les bains chauds, le sauna infrarouge et les massages activent le système nerveux parasympathique et favorisent la récupération surrénalienne. Un accompagnement psychologique ou une thérapie de gestion du stress peut s’avérer nécessaire si les sources de stress sont d’origine émotionnelle ou relationnelle.
Les plantes et les bourgeons qui accompagnent
L’ashwagandha (Withania somnifera) doit être utilisée à dose thérapeutique, soit en extrait standardisé, pour son action modératrice sur le cortisol, qui laisse davantage de prégnénolone disponible pour la voie DHEA. La rhodiola (Rhodiola rosea) complète l’ashwagandha en améliorant la résistance au stress physique et mental et en protégeant les surrénales de l’épuisement. Le tribulus terrestris soutient activement la conversion de la DHEA en testostérone, particulièrement utile face à l’effondrement androgénique observé à ce stade. Le ginseng (Panax ginseng), en extrait titré en ginsénosides, agit comme tonique surrénalien puissant et restaure la capacité adaptative globale de l’organisme. En gemmothérapie, le bourgeon de chêne (Quercus robur) est le remède majeur de l’épuisement endocrinien profond, tandis que le bourgeon de cassis (Ribes nigrum) stimule directement le cortex surrénalien et potentialise l’action de tous les autres remèdes. Un suivi professionnel par un naturopathe ou un médecin formé en hormonologie est indispensable pour ajuster ce protocole dans le temps et envisager, si nécessaire, une supplémentation directe en DHEA. Les doses se règlent avec ton médecin ou ton naturopathe, d’autant plus si tu prends déjà un traitement.
Comprendre ton terrain pour mieux agir
Chaque vendredi, un enseignement de naturopathie, sourcé, sans raccourci. Gratuit, désabonnement en 1 clic.
Désabonnement en 1 clic. Tes données sont traitées selon notre politique de confidentialité.
Les tests voisins
Gratuit · 5 tests · 99 questions · 6,5 min · pour les hommes (pour les femmes : 6 tests, 115 questions, 7,5 min) · + 4 tests facultatifs pour aller plus loin
Le bilan glandulaire
Tes glandes endocrines, une par une : thyroïde, surrénales, hormones du sommeil, de la croissance et de la femme, puis, si tu veux aller plus loin, l’eau, le sel et le sucre.
D’après P.-V. Marchesseau, Qu’est-ce que la naturopathie ?, livret n° 1, p. 4
Ce résultat est une auto-évaluation naturopathique à visée éducative. Il ne constitue ni un diagnostic ni un avis médical et ne remplace pas une consultation. Seul un professionnel de santé peut confirmer ou écarter un trouble. En cas de symptômes persistants, de grossesse, d’allaitement ou de traitement en cours, parles-en à ton médecin avant toute complémentation ou prise de plantes, et n’interromps jamais un traitement sans avis médical.
Comment lire ce test
La DHEA, on la surnomme la mère des hormones. Fabriquée par tes glandes surrénales, elle sert de matière première à la testostérone et aux œstrogènes : d’elle dépendent en partie ta vitalité, ta libido, ton tonus et ta résistance au stress. C’est aussi l’un des marqueurs les plus fiables du vieillissement, car son taux baisse fortement avec les années. Le stress chronique accélère cette chute par un mécanisme discuté, le vol de prégnénolone, où le corps privilégierait le cortisol au détriment de la DHEA. Ce questionnaire s’inspire des travaux du Dr Thierry Hertoghe, endocrinologue belge, et de son Atlas of Endocrinology for Hormone Therapy.
Points forts
- Évalue le vieillissement surrénalien et la résilience au stress
- Relie des signes variés (fatigue, peau sèche, libido, pilosité) à une cause hormonale unique
- Oriente vers le soutien surrénalien naturel (adaptogènes, vitamine C, gestion du stress)
Limites
- Certains signes se recoupent avec d’autres déficits hormonaux (thyroïde, testostérone)
- L’auto-évaluation reste subjective et dépend de l’âge et du sexe
- Un dosage sanguin de DHEA-sulfate reste indispensable pour confirmer le déficit

