Je n’ai jamais accepté de mettre 120 euros dans une poêle. C’est une phrase que j’ai dite des dizaines de fois, à mes patients, à mes amis, à ma famille. Quand on me parlait de « poêles haut de gamme » à trois chiffres, je répondais que la cuisson, ça ne méritait pas de se ruiner. Et puis j’ai visité des usines. J’ai vu comment on fabriquait les poêles antiadhésives. J’ai vu les revêtements, les colles, les procédés chimiques. Et ce jour-là, j’ai compris que le prix d’une poêle, ce n’était pas celui qu’on payait en caisse. C’était celui qu’on payait avec sa santé.
Ce qui m’a poussé à créer PranaCook
Mon parcours dans la naturopathie m’a appris à regarder ce que personne ne regarde. En consultation, je pose des questions que les médecins ne posent pas : comment tu dors, ce que tu manges au petit-déjeuner, si tu bois assez d’eau, combien de temps tu mastiques. Et un jour, j’ai commencé à poser une question de plus : dans quoi tu cuisines ?
Les réponses étaient toujours les mêmes. Des poêles antiadhésives rayées, des spatules en plastique ramollies, des casseroles en aluminium cabossées. Des patients qui dépensaient 200 euros par mois en compléments alimentaires et en aliments bio, mais qui cuisinaient dans des ustensiles qui contaminaient chaque repas. C’était comme verser de l’eau propre dans un verre sale.
« On ne nourrit pas un organisme en empoisonnant le véhicule qui transporte la nourriture. » Robert Masson
C’est cette incohérence qui m’a poussé à m’intéresser aux matériaux de cuisson. Pas par passion pour la métallurgie, mais par cohérence naturopathique. Si le terrain est la base de la santé, alors tout ce qui touche le terrain mérite attention. Y compris la casserole.
L’inox 18/10 : qu’est-ce que c’est exactement ?
L’appellation “18/10” n’est pas un argument marketing. C’est une composition chimique précise : 18% de chrome et 10% de nickel, dans un alliage d’acier. Cette composition correspond à la norme industrielle AISI 304, reconnue internationalement pour ses propriétés d’inertie chimique. C’est le même acier qu’on utilise pour fabriquer les instruments chirurgicaux, les implants médicaux, les cuves de l’industrie pharmaceutique. Des milieux où la moindre contamination serait inacceptable.
Le chrome forme à la surface de l’acier une couche passive d’oxyde de chrome, invisible à l’œil nu, qui empêche toute réaction chimique avec les aliments. Même des substances acides comme le vinaigre, le citron ou la tomate ne parviennent pas à la traverser. Le nickel, lui, apporte brillance et résistance à la corrosion. Ensemble, ces deux éléments rendent l’inox 18/10 chimiquement inerte : il ne libère rien dans l’assiette. Zéro microparticule, zéro perturbateur endocrinien, zéro migration métallique détectable en utilisation normale.
Triple-ply : la révolution de l’emboutissage
L’inox seul a un défaut : il conduit mal la chaleur. Si tu chauffe une plaque d’inox pur, tu obtiens des points chauds au centre et du froid sur les bords. C’est pour ça que les premières poêles en inox avaient mauvaise réputation : les aliments brûlaient au milieu et restaient crus sur les côtés.
La solution s’appelle le triple-ply, ou triply. Trois couches embouties ensemble en une seule pièce, sans colle, sans soudure, sans assemblage mécanique. La couche intérieure, celle qui touche les aliments, est en inox 18/10 chirurgical. Le cœur est en aluminium, un excellent conducteur thermique qui diffuse la chaleur uniformément sur toute la surface. Et la couche extérieure est en inox magnétique, compatible avec les plaques à induction.
Il existe une ancienne technologie, le fond collé ou fond rapporté, ou un disque d’aluminium est collé sous la poêle avec un adhésif industriel. Cette colle se dégrade avec le temps, les cycles de chauffe et de refroidissement la fragilisent, et au bout de quelques années, le fond se déforme, des points chauds apparaissent, et l’ustensile devient inutilisable. Le triply élimine ce problème : les trois couches sont embouties ensemble en une seule presse, ce qui garantit une adhésion mécanique permanente. C’est pour ça qu’un ustensile triply dure 20 ans et plus.
Ce qui change quand tu passes à l’inox
Le premier changement, c’est le goût. Ça peut paraître étrange de parler de goût quand on parle d’ustensiles, mais les patients que j’accompagne dans cette transition me disent tous la même chose : « les aliments ont plus de saveur ». Ce n’est pas une illusion. Quand tu cesses de cuire tes légumes sur une surface qui libère des microparticules de polymère fluoré, quand tu arrêtes de sauter tes oignons dans une poêle dont le revêtement se dégrade, les aliments retrouvent leur goût naturel.
Le deuxième changement, c’est la liberté. Une poêle en inox ne craint rien. Tu peux utiliser des spatules métalliques, la nettoyer avec une brosse en acier, la passer au lave-vaisselle, la déplacer du four au feu sans aucun risque. Essaie de faire ça avec une poêle antiadhésive. L’inox est le seul matériau de cuisson qui supporte tout : tous les ustensiles, tous les modes de nettoyage, toutes les températures, toutes les sources de chaleur.
Le troisième changement, et c’est peut-être le plus important pour un naturopathe, c’est la cohérence. On ne peut pas prétendre prendre soin de son terrain et cuisiner dans du Teflon. On ne peut pas recommander à ses patients de limiter leur exposition aux perturbateurs endocriniens et chauffer sa sauce tomate dans de l’aluminium. L’inox 18/10 n’est pas un gadget. C’est la traduction pratique, quotidienne, concrète d’une philosophie de santé globale.

L’histoire que personne ne raconte sur le Teflon
Quand j’ai visité des usines de fabrication en Inde, j’ai découvert quelque chose que je n’oublierai jamais. Les ouvriers qui travaillent sur les lignes de production des poêles antiadhésives, ceux qui manipulent les revêtements PTFE quotidiennement, ne cuisinent pas avec du Teflon chez eux. Ils utilisent de l’inox. Tous. Sans exception.
En Inde, l’inox 18/10 est le matériau de cuisson traditionnel. Les familles cuisinent dans des ustensiles en inox depuis des générations, bien avant que l’industrie occidentale ne découvre les « bienfaits » des revêtements antiadhésifs. C’est un pays où la cuisine est un acte sacré, où la qualité de la nourriture commence par la qualité du contenant. Il y a une sagesse dans cette approche que la modernité a perdue.
C’est cette visite qui a cristallisé mon projet. Je me suis dit : si les gens qui fabriquent ces poêles ne les utilisent pas, si un pays de 1,4 milliard d’habitants cuisine à l’inox depuis toujours, alors pourquoi continuons-nous à nous empoisonner avec des revêtements synthétiques ? Pourquoi l’inox 18/10 triply est-il vendu à des prix prohibitifs en France, alors que c’est un matériau basique en Inde ?
PranaCook : rendre l’inox accessible
La naturopathie ne devrait pas être réservée aux privilégies. Un extracteur de jus Hurom, des compléments de qualité, des aliments bio, ça a un coût que tout le monde ne peut pas assumer. Et si en plus il faut mettre 200 euros dans une poêle, on exclut une partie de la population de la démarche de santé.
PranaCook est né de cette conviction. Proposer des ustensiles en inox 18/10 triply emboutis, de qualité identique à ceux vendus par les grandes marques européennes, mais à un prix accessible. Pas de la camelote chinoise, pas du fond collé déguisé en triply, mais du vrai inox chirurgical embouti en trois couches, fabriqué dans les mêmes usines que les grandes marques, avec les mêmes normes, les mêmes matériaux, mais sans la marge d’un réseau de distribution traditionnel.
Je ne prétends pas que PranaCook est la seule option viable. La fonte brute est un excellent matériau de cuisson, sur et durable, qui apporte même du fer alimentaire, un avantage pour les personnes en carence de fer. Le verre borosilicate est parfait pour le four et le stockage. Mais pour la cuisson quotidienne sur le feu, l’inox 18/10 triply reste, à mes yeux et au regard de la science, le meilleur compromis entre sécurité, performance et durabilité.
L’art de culotter une poêle inox en 2 minutes
Beaucoup de gens hésitent à passer à l’inox parce qu’ils ont entendu que « ça colle ». C’est un mythe qui repose sur une méconnaissance de la technique. L’inox ne colle pas si on le chauffe correctement. Le secret s’appelle le culottage, et ça prend deux minutes.
Chauffe ta poêle à feu moyen pendant deux à trois minutes. Ajoute une cuillère à soupe d’huile (olive, coco, tournesol, peu importe). Laisse l’huile monter jusqu’au point de fumée, tu verras une légère fumée blanche apparaître. Éteins le feu, laisse refroidir 30 secondes, essuie l’excès d’huile avec un papier absorbant. C’est fait. Les pores de l’acier se sont dilatés avec la chaleur et l’huile a comblé les micro-irrégularités de la surface, créant une couche antiadhésive naturelle.
Pour aller plus loin sur la technique, j’ai écrit un guide complet sur la cuisson à l’inox avec l’effet Leidenfrost, le test de la goutte d’eau et les cinq erreurs à éviter. Si l’inox te fait peur, commence par là. Tu verras, c’est beaucoup plus simple qu’on ne le dit.
Ce que Marchesseau dirait de nos cuisines
Marchesseau parlait de bromatologie, l’art de choisir ses aliments. Il classait les aliments en catégories selon leur vitalité, leur digestibilité, leur impact sur le terrain. Mais il ne pouvait pas imaginer que 70 ans après ses travaux, le contenant serait devenu aussi problématique que le contenu. Que des millions de personnes achèteraient des légumes bio pour les cuire dans du polymère fluoré.
Si Marchesseau revenait aujourd’hui, je pense qu’il ajouterait un chapitre à sa bromatologie : celui des matériaux de cuisson. Parce que la nutrition anti-inflammatoire commence bien avant l’assiette. Elle commence dans la poêle.
C’est pour cette raison que j’ai créé PranaCook : des ustensiles en inox 18/10 pensés pour la cuisine saine.
« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie. » Organisation mondiale de la santé. Et ce bien-être commence par ce qu’on ne met pas dans la casserole.
Pour aller plus loin
- Perturbateurs endocriniens en cuisine : ce que tes ustensiles te cachent
- Cuisiner à l’inox sans que ça colle : le test de la goutte d’eau
- Cuisson douce : préserver les nutriments que la chaleur détruit
- Poêle, casserole, wok : quel ustensile en cuisine saine
Recette saine : Poulet rôti à l’inox : La recette parfaite pour cuisiner à l’inox.






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