Il y a un moment précis où tout a basculé. Ce n’était pas dans une conférence, ni en lisant un article scientifique. C’était en consultation, un mardi après-midi. Une patiente m’expliquait qu’elle faisait tout bien : alimentation biologique, compléments alimentaires de qualité, sport trois fois par semaine, sommeil régulier. Elle dépensait plusieurs centaines d’euros par mois pour prendre soin de sa santé. Et pourtant, ses bilans biologiques ne s’amélioraient pas. La fatigue restait, les marqueurs inflammatoires ne bougeaient pas. Alors je lui ai posé la question que je pose désormais à chaque personne qui s’assoit en face de moi : dans quoi tu cuisines ?
Sa réponse a été un silence gêné, suivi d’un aveu banal : une poêle antiadhésive achetée en supermarché, déjà rayée, qu’elle utilisait tous les jours depuis deux ans. Ce jour-là, j’ai compris que je ne pouvais plus me contenter de recommander des aliments et des compléments. Il fallait aller plus loin. Il fallait regarder le contenant, pas seulement le contenu.
Le paradoxe que je voyais chaque semaine en consultation
En tant que naturopathe, mon travail consiste à observer le terrain. Le terrain, c’est cette notion centrale de la naturopathie qui considère que la santé dépend moins de l’agresseur que de l’état du sol sur lequel il tombe. Si le terrain est fort, l’organisme résiste. S’il est encombré, surchargé, intoxiqué, les symptômes apparaissent.
Ce que j’observais semaine après semaine dans mon cabinet, c’était un paradoxe troublant. Des personnes très informées, très motivées, qui faisaient tout ce qu’elles pouvaient pour améliorer leur alimentation, mais qui ne voyaient pas les résultats espères. Elles mangeaient des légumes bio, prenaient du zinc et du sélénium, faisaient des cures de détox, évitaient le gluten et les produits ultratransformes. Mais elles cuisinaient dans des ustensiles qui contaminaient chaque repas avec des microparticules de Teflon, des PFAS et des résidus d’aluminium.
C’était comme nettoyer une maison tous les jours en oubliant que le robinet fuyait. On essuie le sol, on passe la serpillière, mais l’eau continue de couler. Tant qu’on ne coupe pas la source, le sol reste mouillé.
J’ai commencé à poser la question systématiquement. Et les réponses étaient toujours les mêmes. Des poêles antiadhésives rayées, des spatules en plastique ramollies par la chaleur, des casseroles en aluminium héritées d’une grand-mère. Des ustensiles qui, à chaque cuisson, ajoutaient une dose supplémentaire de toxémie exogène au terrain de mes patients.
Le vide que personne ne comblait
J’ai cherché. Vraiment cherché. Pendant des mois, j’ai exploré le marché des ustensiles de cuisine en essayant de trouver une marque fondée par un professionnel de santé. Une marque qui comprendrait pourquoi le choix du matériau de cuisson n’est pas un détail esthétique mais une décision de santé publique. Une marque qui parlerait le langage du terrain, de la vitalité, de la cohérence naturopathique.
Je n’ai rien trouvé. D’un côté, il y avait les grandes marques d’ustensiles haut de gamme, excellentes sur le plan technique, mais vendues à des prix prohibitifs et sans aucune conscience de santé derrière le produit. De l’autre, il y avait la grande distribution, avec des poêles à 15 euros dont le revêtement lâchait au bout de six mois. Et entre les deux, rien. Aucun pont entre le monde de la santé et celui de la cuisine.
Ce vide m’a obsédé. J’en parlais à mes patients, à mes collègues naturopathes, à mes proches. Tout le monde acquiesçait. Tout le monde reconnaissait le problème. Mais personne n’avait de solution concrète à proposer, en dehors du conseil générique « achète de l’inox ». Acheter de l’inox, oui, mais lequel ? Chez qui ? Avec quelles garanties ? À quel prix ? Ce n’était pas si simple.
C’est là que l’idée de PRANACOOK est née. Pas comme un projet commercial, mais comme une réponse à un problème que je voyais tous les jours dans mon cabinet. Si aucune marque ne proposait des ustensiles pensés par un professionnel de santé, alors il fallait la créer.
Pourquoi l’inox 18/10 triply, et rien d’autre
Avant de lancer quoi que ce soit, j’ai voulu comprendre les matériaux. Pas en lisant des fiches marketing, mais en étudiant la métallurgie, la chimie de surface, les normes industrielles. En naturopathie, on ne recommande rien qu’on n’ait pas compris en profondeur. C’est un principe de base.
L’inox 18/10 s’est imposé naturellement. L’appellation désigne un alliage d’acier contenant 18% de chrome et 10% de nickel, correspondant à la norme AISI 304. C’est exactement le même acier utilisé pour fabriquer les instruments chirurgicaux et les cuves de l’industrie pharmaceutique. Des environnements où la moindre contamination chimique serait inacceptable.
Le chrome forme à la surface de l’acier une couche passive d’oxyde qui empêche toute réaction chimique avec les aliments. Cette couche se régénère spontanément quand elle est eraflée. Autrement dit, l’inox 18/10 se répare tout seul. Même des aliments très acides comme la tomate, le citron ou le vinaigre ne parviennent pas à la traverser. Le nickel apporte la brillance, la résistance à la corrosion et renforce l’inertie chimique de l’ensemble. En utilisation culinaire normale, l’inox 18/10 ne libère aucune substance détectable dans les aliments. Zéro PFAS, zéro microparticule, zéro perturbateur endocrinien.
Mais l’inox seul a un défaut : il conduit mal la chaleur. Une poêle en inox simple crée des points chauds au centre et laisse les bords froids. C’est pour cette raison que j’ai choisi la technologie triply : trois couches embouties ensemble en une seule pièce, sans colle, sans soudure. L’intérieur en inox 18/10 chirurgical, le cœur en aluminium pur pour une diffusion thermique homogène, et l’extérieur en inox magnétique compatible induction. Pas de fond collé qui se dégrade avec le temps, pas de risque de déformation. Un ustensile triply embouti, c’est un ustensile qui dure plus de vingt ans.
Le choix des usines et l’exigence des matériaux
Créer une marque d’ustensiles, ce n’est pas dessiner un logo et passer une commande sur un catalogue. C’est visiter des usines, comparer des procédés, tester des matériaux, négocier des cahiers des charges. C’est un travail de terrain, au sens propre du terme.
Avec Pierre, mon cofondateur, nous avons fait le déplacement. Nous avons visité des lignes de production, observé les procédés d’emboutissage, discuté avec les ingénieurs métallurgistes. Nous avons comparé les qualités d’inox, mesuré les épaisseurs, évalue les finitions. Chaque détail comptait, parce que la moindre concession sur la qualité du matériau se traduirait par une concession sur la santé des utilisateurs.
Ce que j’ai vu dans ces usines a renforcé ma conviction. Les ouvriers qui travaillaient quotidiennement dans ces environnements, qui voyaient défiler les poêles antiadhésives sur les chaînes de production, ne cuisinaient pas avec du Teflon chez eux. Ils utilisaient de l’inox. C’était un fait que personne ne niait, un savoir silencieux transmis dans les ateliers : ceux qui fabriquent les revêtements antiadhésifs savent ce qu’ils contiennent, et ils choisissent autre chose pour leur propre cuisine.
Nos critères étaient stricts. L’inox devait être de grade 18/10 véritable, pas du 18/0 ou du 18/8 déguisé. L’emboutissage devait être triply sur toute la surface, pas un simple disque collé sous le fond. Les finitions devaient être irréprochables, les poignées solides, les couvercles ajustés. Nous avons refusé des lots, renvoyé des échantillons, demandé des corrections. Pas par perfectionnisme esthétique, mais par exigence de santé.
PRANACOOK : le prana dans la cuisine
Le nom PRANACOOK est venu naturellement. Prana est un mot sanskrit qui désigne l’énergie vitale, le souffle de vie qui anime tout être vivant. Dans la tradition ayurvédique, le prana circule dans le corps à travers la respiration, l’alimentation, le contact avec la nature. C’est un concept qui rejoint profondément la naturopathie, où l’on parle de vitalité, de force vitale, de terrain.
Quand je choisis un aliment, je choisis son prana. Un légume frais, cueilli le matin, cuit avec respect, conserve sa vitalité. Le même légume, passé au micro-ondes dans une barquette en plastique, perd une partie de ce qui le rend nourrissant. La cuisson douce préserve les nutriments, les enzymes, les vitamines thermosensibles. Mais elle préserve aussi quelque chose de plus subtil, que les naturopathes appellent la vitalité de l’aliment.
PRANACOOK, c’est l’idée que la cuisine est un acte de santé à part entière. Que le contenant est aussi important que le contenu. Que l’ustensile dans lequel tu cuis tes aliments mérite autant d’attention que les aliments eux-mêmes. Ce n’est pas une marque de cuisine. C’est une marque de santé qui se manifeste dans la cuisine.
Une mission : rendre la cuisine saine accessible
Je suis naturopathe. Je vois chaque semaine des personnes qui dépensent beaucoup d’argent pour leur santé, entre les compléments, l’alimentation bio, les consultations. Quand je leur dis qu’il faudrait aussi investir dans des ustensiles de qualité, la réaction est souvent la même : encore une dépense supplémentaire.
C’est précisément ce qui m’a poussé à construire PRANACOOK autour d’une promesse d’accessibilité. L’inox 18/10 triply embouti ne devrait pas être un produit de luxe réservé à une élite. C’est un matériau de base, utilisé partout dans le monde, et il n’y a aucune raison technique pour qu’il soit vendu à des prix exorbitants. La marge des réseaux de distribution traditionnels, les campagnes publicitaires coûteuses, les intermédiaires multiples : voilà ce qui gonfle les prix, pas le coût du matériau.
En travaillant en circuit direct, en maîtrisant notre chaîne de valeur, nous avons pu proposer des ustensiles en inox 18/10 triply à des prix qui rendent cette transition accessible. Pas au prix d’une poêle de supermarché, évidemment, parce qu’un ustensile triply embouti ne se fabrique pas comme une poêle à fond collé. Mais à un prix qui, rapporte à la durée de vie de vingt ans et plus, revient moins cher que de remplacer une poêle antiadhésive tous les un à trois ans.
La santé n’est pas un luxe. Et la cuisine saine ne devrait pas commencer par un obstacle financier. C’est un principe auquel je tiens profondément, en consultation comme dans le développement de PRANACOOK.
Base à Lyon, expédié depuis la France
Lyon est ma ville. C’est ici que je reçois mes patients en visio, que je crée mes contenus, que je développe mes projets. C’est aussi ici que PRANACOOK est basée. Les commandes sont préparées et expédiées depuis la France, avec un suivi logistique qui permet de livrer dans des délais raisonnables sur tout le territoire.
Ce choix n’est pas anodin. Il aurait été plus simple et moins coûteux de faire du dropshipping depuis l’autre bout du monde. Mais je voulais une marque ancrée, une marque dont je pouvais surveiller chaque étape, depuis la sélection des matériaux jusqu’à l’expédition du colis. Quand un patient me recommande un complément alimentaire, je veux savoir exactement ce qu’il contient. Quand PRANACOOK livre une poêle, je veux savoir exactement ce qu’il y a dedans.
Ce que la naturopathie m’a appris sur la cohérence
La naturopathie repose sur un principe fondamental : la cohérence globale. On ne peut pas travailler sur le terrain en ne s’occupant que d’un seul aspect. L’alimentation, le sommeil, la gestion du stress, l’exercice physique, l’environnement : tout est connecté. Marchesseau parlait de la toxémie comme de la cause profonde de la maladie, cette surcharge progressive de l’organisme en substances qu’il ne parvient plus à éliminer. Et cette toxémie ne vient pas seulement de ce qu’on mange. Elle vient de ce dans quoi on le prépare.
Quand j’ai créé PRANACOOK, c’est cette cohérence que je voulais incarner. En tant que naturopathe, je ne pouvais pas continuer à recommander à mes patients une alimentation saine tout en sachant qu’ils la cuisinaient dans des ustensiles toxiques. C’était comme prescrire de l’eau pure et la servir dans un verre fissuré. Le contenant comptait autant que le contenu, et personne n’en parlait.
Cette incohérence, je la voyais aussi chez certains professionnels de santé. Des naturopathes qui recommandaient le bio mais ne disaient rien sur les ustensiles. Des nutritionnistes qui parlaient de micronutriments sans s’interroger sur les perturbateurs endocriniens libérés par les poêles. Des médecins qui prescrivaient des bilans thyroïdiens sans demander dans quoi leurs patients cuisinaient, alors que les PFAS sont des perturbateurs thyroïdiens documentés.
PRANACOOK est ma réponse à cette incohérence. Ce n’est pas une marque de plus sur un marché encombré. C’est un prolongement de ma pratique de naturopathe, un outil concret que je mets entre les mains de mes patients et de tous ceux qui veulent aller au bout de leur démarche de santé.
Cuisiner à l’inox, c’est plus simple qu’on le croit
La principale objection que j’entends, c’est que l’inox colle. C’est un malentendu qui repose sur une méconnaissance de la technique. L’inox ne colle pas si on le chauffe correctement. Le principe est simple : il faut chauffer la poêle avant d’ajouter la matière grasse, et attendre que l’aliment se décolle de lui-même avant de le retourner. C’est l’effet Leidenfrost, un phénomène physique bien connu qui crée un coussin de vapeur entre l’aliment et la surface.
J’ai écrit un guide complet sur la technique de cuisson à l’inox avec le test de la goutte d’eau, le culottage et les erreurs à éviter. En deux ou trois essais, la plupart de mes patients maîtrisent la technique. Et ils ne reviennent plus jamais au Teflon.
L’inox offre aussi une liberté que les revêtements antiadhésifs ne permettent pas. Tu peux utiliser des spatules métalliques, déplacer la poêle du feu au four, la nettoyer avec une brosse en acier. Rien ne l’abîme. Un ustensile en inox 18/10 triply supporte tout, toutes les températures, tous les modes de cuisson, tous les types de plaques, y compris l’induction. C’est le seul matériau de cuisine qui s’améliore avec le temps : plus tu l’utilises, plus le culottage se renforce et plus la cuisson devient facile.
Pour découvrir quel ustensile correspond à tes besoins, j’ai détaillé les avantages de chaque format dans cet article : poêle, casserole, wok, quel ustensile choisir en cuisine saine.
Ce que PRANACOOK représente pour moi
Je n’ai pas créé PRANACOOK pour devenir entrepreneur. Je l’ai créé parce que je n’avais pas le choix. Quand tu vois un problème chaque semaine dans ton cabinet, quand tu constates que tes patients s’empoisonnent à petit feu par leurs ustensiles, quand tu cherches une solution et que tu ne la trouves pas, il ne reste que deux options : accepter la situation ou la changer.
J’ai choisi de la changer. Pas tout seul, puisque Pierre m’accompagne dans cette aventure depuis le début. Mais avec une vision claire : proposer des ustensiles en inox 18/10 triply emboutis, conçus par un naturopathe, accessibles, expédies depuis la France, et capables de durer des décennies. Pas un gadget marketing, pas un énième produit « bien-être » vide de sens. Un outil de santé quotidienne, aussi fondamental qu’un bon sommeil ou qu’une alimentation équilibrée.
Chaque poêle PRANACOOK qui remplace une poêle antiadhésive rayée, c’est trois repas par jour où le terrain n’est plus agressé. C’est vingt ans de cuisson sans PFAS, sans microparticules, sans migration de métaux lourds. C’est une incohérence de moins dans la démarche de santé de quelqu’un qui fait déjà beaucoup d’efforts.
Et ça, pour un naturopathe, c’est la plus belle des récompenses.
Mes ustensiles pour une cuisine saine

Pour aller plus loin
- Perturbateurs endocriniens en cuisine : ce que tes ustensiles te cachent
- Inox 18/10 : pourquoi un naturopathe ne cuisine qu’avec ça
- Cuisiner à l’inox sans que ça colle : le test de la goutte d’eau
- Cuisson douce : préserver les nutriments que la chaleur détruit
- Poêle, casserole, wok : quel ustensile en cuisine saine
- Toxémie de Marchesseau : la cause profonde des maladies
- Les bases de la naturopathie
Recette saine : Légumes sautés au wok inox : La recette idéale pour débuter à l’inox.





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