Bien-être · · 15 min de lecture · Mis à jour le

Phytoestrogènes : soja, houblon, lignans, le guide sans idées reçues

La hopéine du houblon est 20x plus puissante que la génistéine du soja. L'équol détermine si tu reponds au soja. Guide complet des phytoestrogènes.

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François Benavente

Naturopathe certifié

Isabelle a cinquante-six ans et elle est perdue. Son gynécologue lui déconseillé le soja « a cause des hormones ». Sa voisine ne jure que par les gelules de houblon. Sa fille, végétalienne, lui envoie des articles sur les bienfaits du tofu au Japon. Son pharmacien lui a vendu des gelules d’isoflavones de trefle rouge. Et sa naturopathe précédente lui a dit de manger des graines de lin tous les matins. Cinq sources, cinq conseils différents, zero cohérence. Quand elle est arrivee dans mon cabinet, sa première question était : « Est-ce que les phytoestrogènes sont dangereux ou protecteurs ? »

La réponse est ni l’un ni l’autre en soi. Les phytoestrogènes ne sont pas des hormones. Ce sont des modulateurs sélectifs des récepteurs œstrogéniques, ce que les pharmacologues appellent des SERM (Selective Estrogen Receptor Modulators). Ils se comportent differemment selon le tissu : protecteurs au niveau du sein, neutres au niveau de l’uterus, positifs sur l’os et le cerveau, modérément bénéfiques pour les muqueuses. Et cette nuance change absolument tout.

« Les phytoestrogènes sont des antagonistes du récepteur alpha et des agonistes du récepteur beta. C’est un profil SERM ideal. » Vincent Castronovo, DU MAPS

Trois familles, trois mécanismes, trois plantes

Les phytoestrogènes ne sont pas une categorie homogène. Il en existe trois grandes familles, chacune avec ses molécules actives, ses mécanismes d’action et ses preuves cliniques. Le professeur Castronovo les enseigne dans cet ordre dans son cours du MAPS, et c’est dans cet ordre que je te les présente.

Comparatif des 3 familles de phytoestrogènes : soja, houblon, lignans

La première famille, ce sont les isoflavones, présentes essentiellement dans le soja et le kudzu (Pueraria lobata). Les molécules actives sont la génistéine, la daidzeine et la glyciteine. Ce sont les phytoestrogènes les plus étudiés au monde, avec des centaines d’essais cliniques publiés. La génistéine à une affinité préférentielle pour le récepteur œstrogénique beta (ERbeta), ce qui explique ses effets neuroprotecteurs et osseux sans stimulation mammaire excessive.

La deuxième famille, ce sont les prenylfiavonoides du houblon (Humulus lupulus). La molécule star est la hopéine (8-prenylnaringenine), considérée comme le phytoestrogène le plus puissant identifie à ce jour. Les donnees in vitro de Castronovo montrent une EC50 de 1,4 nanomolaire sur le récepteur ERalpha, contre 38 nanomolaires pour la génistéine. En clair, la hopéine est environ vingt-sept fois plus puissante que la génistéine sur ce récepteur. Le houblon contient aussi le xanthohumol, un composé aux propriétés anticarcinogènes documentees.

La troisième famille, ce sont les lignans, présentes dans les graines de lin, de sesame, dans le seigle, le son de ble et de nombreux fruits et légumes. Les lignans alimentaires (secoisolariciresinol, matairesinol, pinoresinol, lariciresinol) sont transformés par le microbiote intestinal en enterolignans : l’enterodiol et surtout l’enterolactone, qui est quantitativement le lignan circulant le plus important. Les lignans ont une particularite remarquable : ils inhibent l’aromatase, l’enzyme qui convertit les androgènes en œstrogènes dans le tissu adipeux.

Le soja : ce que disent vraiment les études

Le soja est peut-être le sujet le plus mal compris de toute la nutrition. En France, il est victime d’une peur irrationnelle largement entretenue par des confusions entre les études animales (moutons et cailles rendus infertiles en paturant sur des trefles riches en phytoestrogènes) et la realite humaine. Les donnees cliniques chez l’humain racontent une tout autre histoire.

L’étude systématique de Vincent et Fitzpatrick publiée dans le Mayo Clinic Proceedings en 2000 a synthétisé les donnees disponibles1. Le soja réduit les bouffées de chaleur de 45 pour cent, contre 30 pour cent pour le placebo. Ce n’est pas l’effet spectaculaire du THS (70 pour cent de réduction), mais c’est significatif et sans les risques associés. L’étude precise qu’a ce jour, aucun effet indésirable de l’utilisation a court ou long terme des protéines de soja n’est connu chez l’humain.

Sur le plan cardiovasculaire, Tikkanen et son équipe ont démontré dans les PNAS en 1998 que la génistéine et la daidzeine du soja protègent les LDL contre l’oxydation2, un mécanisme cle de l’atherogenese. Van der Schouw, dans Arteriosclerosis, Thrombosis, and Vascular Biology en 2002, a montre que les femmes ménopausées consommant le plus de phytoestrogènes avaient une rigidite aortique réduite de 0,51 m/s par rapport aux plus faibles consommatrices3, un effet particulièrement marqué chez les femmes plus agees. Et Dobrydneva a decouvert que les phytoestrogènes agissent comme des bloqueurs des canaux calciques plaquettaires, inhibant l’activation plaquettaire de 51 pour cent pour la génistéine et 56 pour cent pour la daidzeine.

Mais c’est sur le cancer du sein que les donnees sont les plus frappantes. Ganry, dans l’European Journal of Cancer Prevention en 2002, rapporte une réduction du risque de cancer du sein de 17 a 73 pour cent dans les populations asiatiques consommatrices de soja. L’étude de Verheus dans le Journal of Clinical Oncology en 2007 montre un OR de 0,68 pour le tertile le plus élevé de génistéine plasmatique dans une population neerlandaise4. Et l’étude publiée dans le JAMA, citee par Castronovo, rapporte chez les femmes déjà atteintes de cancer du sein : 29 pour cent de diminution des deces et 32 pour cent de réduction des récidives chez celles qui consommaient le plus de soja, y compris chez les femmes sous tamoxifène.

La sécurité a long terme a ete évaluée par Steinberg dans l’American Journal of Clinical Nutrition en 2011 : 403 femmes ménopausées supplementees en 80 ou 120 mg d’isoflavones aglycones par jour pendant 24 mois, sans modification significative de l’endomètre, des fibromes, de la thyroïde libre ou des lymphocytes sanguins5. Deux événements indésirables graves ont ete détectés (un cancer du sein et un cancer endométrial), soit moins que le taux attendu dans la population générale pour ces cancers.

L’équol : pourquoi certaines femmes répondent au soja et d’autres non

Il existe une donnee que la plupart des articles grand public omettent, et qui est pourtant fondamentale pour comprendre pourquoi le soja fonctionne chez certaines femmes et pas chez d’autres. C’est l’équol.

L’équol est un métabolite de la daidzeine produit exclusivement par certaines bactéries intestinales. Seulement 30 a 50 pour cent des Occidentaux possèdent un microbiote capable de produire l’équol, contre 50 a 70 pour cent des Asiatiques. L’équol à une affinité pour les récepteurs œstrogéniques supérieure à celle de la daidzeine elle-même. Il est considéré comme le métabolite le plus actif des isoflavones.

Castronovo mentionne dans son cours le dosage urinaire du profil des phytoestrogènes, avec des valeurs de référence : génistéine supérieure à 0,08 mg/g de créatinine, daidzeine supérieure à 0,05 mg/g, glyciteine supérieure à 0,1 mg/g, et équol supérieure à 0,25 mg/g. Ce dosage permet de vérifier si une femme métabolise correctement les isoflavones.

La bonne nouvelle, c’est que la capacité a produire l’équol peut s’améliorer en travaillant sur le microbiote. C’est pourquoi Castronovo insiste : les phytoestrogènes de soja ou de kudzu doivent être pris pendant au moins trois mois en optimisant le microbiotope. Cette optimisation passe par les probiotiques, les prebiotiques, la réduction du sucre raffine et de l’alcool, et éventuellement par la correction d’une dysbiose documentée.

Le houblon : la puissance sous-estimee

Le houblon est surtout connu pour la biere, mais ses prenylfiavonoides sont d’un intérêt considérable en phytothérapie de la ménopause. La hopéine (8-prenylnaringenine) est le phytoestrogène le plus puissant identifie dans le regne vegetal. Les donnees in vitro présentées par Castronovo sur les cellules Ishikawa Var-I montrent une prolifération cellulaire plus importante avec la hopéine qu’avec la génistéine, ce qui traduit une activité œstrogénique supérieure.

Pour mettre les chiffres en perspective : l’œstradiol (l’hormone naturelle) a une EC50 de 0,07 nM sur ERalpha et 0,5 nM sur ERbeta. La hopéine à une EC50 de 1,4 nM sur ERalpha et 10 nM sur ERbeta. La génistéine à une EC50 de 38 nM sur ERalpha et 9 nM sur ERbeta. La hopéine est donc beaucoup plus proche de l’œstradiol que la génistéine en termes de puissance, ce qui peut être un avantage pour les femmes dont les symptômes ne répondent pas suffisamment au soja.

Le xanthohumol, l’autre molécule active du houblon, possède des propriétés anticarcinogènes documentees. Il inhibe la prolifération de plusieurs lignées tumorales in vitro et module l’expression de gènes impliques dans l’apoptose (la mort cellulaire programmee). C’est un phytoestrogène avec un profil de sécurité intéressant : puissant sur les récepteurs œstrogéniques d’un cote, anticarcinogène de l’autre.

Le houblon en phytothérapie se prend généralement en extrait standardisé, a raison de 100 a 200 mg par jour d’extrait titre en 8-prenylnaringenine, pendant un minimum de trois mois. Comme pour le soja, l’optimisation du microbiote est indispensable car les prenylfiavonoides subissent un métabolisme intestinal qui conditionne leur biodisponibilité.

Les lignans du lin : la protection silencieuse

Les lignans méritent une attention particulière car ils agissent par un mécanisme complémentaire aux isoflavones et aux prenylfiavonoides. Ils inhibent l’aromatase, cette enzyme qui convertit les androgènes en œstrogènes dans le tissu adipeux. C’est une propriété cruciale à la ménopause, quand le tissu adipeux devient la source principale d’œstrogènes (sous forme d’œstrone) après l’arret des ovaires. Comme je l’explique dans l’article sur la prise de poids à la ménopause, cette aromatase compensatoire est un mécanisme de survie que les lignans aident a moduler.

L’étude de Pietinen publiée dans Cancer Epidemiology Biomarkers and Prevention en 2001 est l’une des plus convaincantes6. Menee en Finlande sur 194 cas de cancer du sein et 208 temoins, elle montre un OR de 0,38 dans le quintile le plus élevé d’enterolactone serique. Dit autrement : les femmes ayant les taux les plus élevés d’enterolactone dans le sang avaient un risque de cancer du sein réduit de 62 pour cent. L’association inverse était présente aussi bien chez les femmes préménopausées que postmenopausees.

L’étude de Touillaud, publiée dans le Journal of the National Cancer Institute en 2007, confirme ces résultats a plus grande echelle : 58 049 femmes francaises suivies pendant 7,7 ans7. Les femmes dans le quartile le plus élevé d’apport en lignans totaux avaient un risque réduit de cancer du sein de 28 pour cent (RR 0,72 pour les cancers ER+/PR+). C’est une étude francaise, menee dans une population occidentale qui ne consomme pas de soja, ce qui renforce la pertinence des lignans comme alternative ou complement aux isoflavones.

Et Haggans a démontré que la supplémentation en graines de lin augmente significativement le ratio urinaire 2/16a-OHE1, orientant ainsi le métabolisme œstrogénique vers la voie protectrice. C’est le lien direct avec la détoxication hépatique des œstrogènes : les lignans ne se contentent pas d’inhiber l’aromatase, ils améliorent aussi le profil métabolique hépatique.

En pratique, les graines de lin fraîchement moulues (deux cuilleres a soupe par jour, dans un yaourt, un smoothie ou une salade) sont le moyen le plus simple d’augmenter les apports en lignans. Les graines entieres traversent le tube digestif sans être digerees, il est donc essentiel de les moudre juste avant la consommation (un moulin a cafe suffit). Le lin moulu s’oxyde rapidement, il ne faut pas le conserver plus de quelques heures.

Les propriétés communes : un profil SERM remarquable

Action des phytoestrogènes sur 6 tissus cibles

Castronovo détaille les propriétés communes aux trois familles de phytoestrogènes dans une diapositive qui mérite d’être étudiée avec attention. Les phytoestrogènes sont antagonistes du récepteur œstrogénique alpha (ce qui explique leur effet protecteur sur le sein), agonistes du récepteur beta (ce qui explique leurs effets sur le cerveau et l’os), inhibiteurs de l’aromatase, inducteurs de la 2-hydroxylation hépatique (voie protectrice), inhibiteurs des sulfotransferases, inhibiteurs de la tyrosine kinase, et possèdent des activités anti-angiogéniques.

En comparaison avec l’œstradiol, le tamoxifène et le raloxifene (les SERM pharmaceutiques), les isoflavones ont un profil remarquablement équilibre. Sur l’uterus : aucune stimulation (la ou l’œstradiol stimule et le tamoxifène aussi). Sur le sein : effet protecteur (la ou l’œstradiol est un facteur de risque). Sur le cerveau : effets cognitifs positifs (la ou le raloxifene est neutre). Sur le système cardiovasculaire : protection (comme l’œstradiol). Sur l’os : protection similaire au THS selon l’étude de Cotter et Cashman publiée dans Nutrition Reviews en 2003, ou la génistéine a 54 mg par jour s’est montree aussi efficace que le THS pour prévenir la perte osseuse post-ménopausique8. Sur le vagin : soutien partiel mais insuffisant seul.

Ce profil SERM explique pourquoi les phytoestrogènes ne doivent pas être assimilés à des hormones. Ce sont des modulateurs, et leur action dépend du contexte tissulaire, du ratio ERalpha/ERbeta du tissu cible, et du statut hormonal de la femme.

Le protocole Castronovo en trois phases

Le protocole que Castronovo propose dans ses conclusions de cours est pragmatique et progressif. C’est celui que j’utilise en consultation, adapte à chaque femme en fonction de ses symptômes, de son bilan biologique et de sa tolérance.

La première phase consiste a essayer les phytoestrogènes de soja ou de kudzu pendant au moins trois mois, en optimisant le microbiote en parallele. Les doses couramment utilisees sont de 40 a 80 mg d’isoflavones aglycones par jour, répartis en deux prises. Le kudzu est une alternative intéressante pour les femmes qui ne tolerent pas le soja (ballonnements, inconforts digestifs). Les produits fermentés (miso, tempeh, tamari) sont a privilegier car la fermentation améliore la biodisponibilité et la tolérance digestive.

La deuxième phase, si le soja est insuffisant après trois mois, consiste a passer aux phytoestrogènes de houblon, toujours pendant au moins trois mois et en continuant l’optimisation du microbiote. L’extrait de houblon titre en hopéine offre une puissance œstrogénique supérieure et peut convenir aux femmes dont les bouffées de chaleur et la sécheresse n’ont pas suffisamment répondu au soja.

La troisième phase, en dernier recours, est le THS adapte : hormones naturelles bio-identiques, a faibles doses, par voie transcutanee, en optimisant simultanément le microbiote, la détoxication hépatique et les défenses antioxydantes. C’est l’approche de la médecine fonctionnelle, aux antipodes du THS classique qui avait fait l’objet de l’étude WHI en 2002.

A chaque phase, le travail de fond continue : nutrition anti-inflammatoire, drainage hépatique, micronutrition (omega-3, magnésium, vitamine D3+K2, zinc, sélénium), et gestion du stress. Les phytoestrogènes ne sont pas une baguette magique. Ils sont un outil parmi d’autres dans une approche globale de terrain.

Ce que la naturopathie ne fait pas

Les phytoestrogènes de soja sont contre-indiques en cas de cancer du sein en cours de traitement sans avis de l’oncologue, même si les donnees épidémiologiques sont rassurantes. En cas de traitement par tamoxifène ou inhibiteurs de l’aromatase, la décision doit être prise en concertation avec l’équipe médicale. La sauge officinale et les phytoestrogènes puissants (houblon) nécessitent la même prudence en cas d’antecedents personnels de cancer hormono-dépendant.

La naturopathie propose, le médecin dispose. Mon rôle est de t’accompagner dans l’optimisation de ton terrain, pas de remplacer le suivi médical.

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References scientifiques

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Pour aller plus loin

Sources

  • Castronovo, V. “Phytoestrogènes : soja, kudzu, houblon, lignans.” DU MAPS, 2020.
  • Ganry, O. “Phytoestrogen and breast cancer prévention.” Eur J Cancer Prev 11.6 (2002): 519-522.
  • Nissim, Rina. Mamamelis : manuel de gynécologie naturopathique. Mamamelis, 1994.
  • Mouton, Georges. “Les alternatives naturelles au THS.” Conference de médecine fonctionnelle.

« Les phytoestrogènes ne sont pas des hormones. Ce sont des modulateurs sélectifs, et c’est précisément ce qui les rend surs. » Vincent Castronovo

Recette saine : Soupe miso au tofu : Le soja du miso apporte des phytoestrogenes.

Footnotes

  1. Vincent, A. and Fitzpatrick, L.A., “Soy isoflavones: are they useful in ménopause?” Mayo Clin Proc 75, no. 11 (2000): 1174-1184. PMID: 11075749.

  2. Tikkanen, M.J. et al., “Effect of soybean phytoestrogen intake on low density lipoprotein oxidation résistance,” Proc Natl Acad Sci USA 95, no. 6 (1998): 3106-3110. PMID: 9501223.

  3. van der Schouw, Y.T. et al., “Higher usual dietary intake of phytoestrogens is associated with lower aortic stiffness in postmenopausal women,” Arterioscler Thromb Vasc Biol 22, no. 8 (2002): 1316-1322. PMID: 12171794.

  4. Verheus, M. et al., “Plasma phytoestrogens and subsequent breast cancer risk,” J Clin Oncol 25, no. 6 (2007): 648-655. PMID: 17308271.

  5. Steinberg, F.M. et al., “Clinical outcomes of a 2-y soy isoflavone supplémentation in menopausal women,” Am J Clin Nutr 93, no. 2 (2011): 356-367. PMID: 21159786.

  6. Pietinen, P. et al., “Serum enterolactone and risk of breast cancer,” Cancer Epidemiol Biomarkers Prev 10, no. 4 (2001): 339-344. PMID: 11319173.

  7. Touillaud, M.S. et al., “Dietary lignan intake and postmenopausal breast cancer risk,” J Natl Cancer Inst 99, no. 6 (2007): 475-486. PMID: 17374837.

  8. Cotter, A. and Cashman, K.D., “Genistein appears to prevent early postmenopausal bone loss as effectively as hormone replacement therapy,” Nutr Rev 61, no. 10 (2003): 346-351. PMID: 14604266.

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Questions fréquentes

01 Le soja est-il dangereux pour le cancer du sein ?

Non. Les études épidémiologiques montrent une réduction de 17 a 73% du risque de cancer du sein dans les populations consommatrices de soja (Ganry, 2002). L'étude publiée dans le JAMA a même montre que les femmes atteintes de cancer du sein consommant du soja avaient 29% de deces en moins et 32% de récidives en moins. Les isoflavones agissent comme des SERM (modulateurs sélectifs), pas comme des hormones.

02 Qu'est-ce que l'équol et pourquoi est-ce important ?

L'équol est un métabolite de la daidzeine (isoflavone du soja) produit par certaines bactéries intestinales. Seulement 30 a 50% des Occidentaux possèdent les bactéries capables de produire l'équol. C'est l'une des raisons pour lesquelles certaines femmes répondent au soja et d'autres non. Optimiser le microbiote pendant 3 mois améliore la capacité a produire l'équol.

03 Combien de temps faut-il prendre des phytoestrogènes ?

Castronovo recommande un minimum de 3 mois pour chaque famille de phytoestrogènes, en optimisant le microbiote en parallele. Les études de sécurité a long terme (Steinberg, 2011) montrent que 80 a 120 mg d'isoflavones par jour pendant 24 mois sont sans danger chez les femmes ménopausées en bonne santé.

04 Houblon ou soja : lequel choisir ?

Le houblon (hopéine) est plus puissant que le soja (génistéine) sur les récepteurs œstrogéniques in vitro (EC50 1.4 nM vs 38 nM). Castronovo recommande de commencer par le soja ou le kudzu pendant 3 mois, puis de passer au houblon si la réponse est insuffisante, avant d'envisager un THS bio-identique en dernière intention.

05 Les lignans du lin protègent-ils vraiment du cancer ?

Oui. L'étude de Pietinen (2001) montre un OR de 0.38 pour le quintile le plus élevé d'enterolactone serique, soit une réduction de 62% du risque de cancer du sein. L'étude de Touillaud (2007) sur 58 049 femmes confirme un RR de 0.72 pour les cancers ER+/PR+ avec les apports les plus élevés en lignans. Les lignans inhibent aussi l'aromatase.

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