Elle s’appelle Nathalie, elle a 52 ans, et quand elle s’est assise en face de moi, elle m’a dit quelque chose que j’entends presque chaque semaine : « Mon gynécologue m’a dit que c’était normal, que ça allait passer. » Trois ans de bouffées de chaleur nocturnes. Des insomnies qui la réveillent à 3 heures du matin, trempée. Une fatigue qu’elle n’avait jamais connue. Des douleurs articulaires le matin. Quinze kilos pris en deux ans sans avoir changé son alimentation. Et surtout, cette impression diffuse que son corps ne lui appartient plus. Son médecin lui a prescrit un traitement hormonal substitutif. Elle l’a pris six mois, puis l’a arrêté à cause des tensions dans les seins et des migraines. Et depuis, plus rien. Aucune piste. Aucune alternative. Aucune explication sur le pourquoi.
La ménopause touche 100 % des femmes. Ce n’est pas une maladie rare. Ce n’est pas un accident de parcours. C’est une transition physiologique qui survient en moyenne vers 51 ans1, quand les ovaires cessent progressivement leur production d’œstradiol et de progestérone. La ménopause est définie rétrospectivement par douze mois consécutifs sans règles. Et pourtant, on en parle comme d’une catastrophe hormonale à combler chimiquement, comme si le corps avait commis une erreur de conception.
« Ne tuez pas les moustiques, asséchez le marécage. » Pierre-Valentin Marchesseau
La médecine conventionnelle raisonne en termes de déficit hormonal. La naturopathie raisonne en termes de terrain. Et quand on regarde la ménopause sous l’angle du terrain, on découvre une vérité que Rina Nissim a formulée il y a trente ans dans Mamamelis : les troubles de la ménopause ne sont pas causés par la chute hormonale elle-même. Ils sont la conséquence directe d’une insuffisance des émonctoires qui ne compensent plus la perte d’une voie d’élimination majeure : les règles.
Pourquoi ton corps réagit si fort à la ménopause
Les règles ne sont pas qu’un événement reproductif. Pour la naturopathie, elles constituent un émonctoire supplémentaire, un système d’épuration qui chaque mois évacue une partie des déchets métaboliques via le sang menstruel. Marchesseau le disait : la femme qui a ses règles possède une soupape de sécurité que l’homme n’a pas. C’est l’une des raisons pour lesquelles les femmes vivent statistiquement plus longtemps. Mais quand cette soupape se ferme à la ménopause, toute la charge toxinique se reporte sur les autres émonctoires : le foie, les reins, la peau, les poumons, l’intestin.
Si ces émonctoires fonctionnent bien, la transition se fait en douceur. Certaines femmes traversent la ménopause sans aucun symptôme gênant. Mais si le foie est déjà surchargé par des années de contraception orale, de médicaments, d’alimentation industrielle, de perturbateurs endocriniens, de stress chronique, alors les toxines refluent. Le corps cherche des portes de sortie alternatives. Les bouffées de chaleur sont précisément cela : une tentative de l’organisme d’évacuer par la peau, sous forme de sueur, ce qu’il ne parvient plus à éliminer par les voies habituelles.
Rina Nissim dénonce avec force l’industrie pharmaceutique qui a transformé la ménopause en maladie. Pendant des décennies, on a fait croire aux femmes que leur corps était défaillant et qu’il fallait combler ce « manque » par des hormones de synthèse. La réalité est plus nuancée. Après la ménopause, les surrénales continuent à produire de l’œstradiol et de la progestérone, en quantités plus faibles mais significatives. Le Dr Georges Mouton le souligne : il ne s’agit pas d’une disparition hormonale, mais d’un nouveau plateau. L’œstradiol donne le coup de fouet le matin, la progestérone soutient la relaxation et le sommeil le soir. La femme privée de ces concentrations résiduelles perd son rythme circadien hormonal, d’où la fatigue matinale et les troubles du sommeil.
L’étude WHI : quand la médecine se trompe de réponse
En 2002, l’étude Women’s Health Initiative (WHI), publiée dans le JAMA, a provoqué un séisme. Cette étude massive sur 16 608 femmes ménopausées2 a démontré que le traitement hormonal substitutif classique (œstrogènes conjugués équins + progestérone synthétique) augmentait le risque de cancer du sein, de maladies cardiovasculaires, d’accidents vasculaires cérébraux et de thromboses veineuses. Le bénéfice sur l’ostéoporose ne compensait pas les risques.
Le Dr Mouton analyse le triple non-sens du THS conventionnel. Premier problème : l’absence de personnalisation. Toutes les femmes reçoivent la même dose, sans bilan sanguin préalable, sans ajustement individuel. Deuxième problème : les hormones utilisées sont non humaines. Les œstrogènes conjugués équins proviennent de l’urine de juments gravides. Ce ne sont pas les mêmes molécules que celles que le corps humain produit. La progestérone synthétique (médroxyprogestérone) n’est pas de la progestérone, c’est un progestatif de synthèse aux effets secondaires propres. Troisième problème : la voie orale. Par voie orale, les hormones passent par le foie (premier passage hépatique), ce qui stimule la détoxification œstrogénique hépatique et produit des métabolites potentiellement cancérigènes.
Mouton ne rejette pas l’idée de soutenir les hormones. Il rejette la méthode. Sa proposition : des hormones bio-identiques (identiques à celles que le corps produit), par voie transdermique (gel ou patch, pas de passage hépatique), à doses individualisées sur bilan sanguin, avec l’œstradiol le matin et la progestérone le soir pour respecter le rythme circadien. C’est un autre paradigme. La naturopathie, elle, propose d’aller encore en amont : soutenir la production résiduelle des surrénales, drainer les émonctoires, et utiliser la phytothérapie comme relais doux.
Ce que personne ne regarde : le foie et les surrénales
Chez la femme ménopausée, deux organes méritent toute l’attention du naturopathe. Le premier, c’est le foie. Ce que j’explique dans l’article sur la détox de printemps s’applique ici avec encore plus de force. Le foie métabolise les œstrogènes via les cytochromes P450. Les métabolites 2-OH sont protecteurs. Les métabolites 16-alpha-OH et 4-OH sont pro-inflammatoires. Pour orienter vers la voie protectrice, le foie a besoin de crucifères (brocoli, chou, chou-fleur, roquette), de soufre (ail, oignon, poireaux), de B6, de magnésium et d’une méthylation efficace.
Quand le foie est congestionné, les œstrogènes restants ne sont pas correctement métabolisés. Ils s’accumulent sous des formes potentiellement nocives. Et le symptôme le plus visible de cette congestion, ce sont les bouffées de chaleur. Rina Nissim détaille le protocole drainant : artichauts, boldo, romarin, curcuma, pissenlit, prêle. Salmanoff ajoutait la bouillotte chaude sur le flanc droit après chaque repas, ce geste si simple qui stimule la vascularisation hépatique et facilite la sécrétion biliaire.
Le deuxième organe crucial, ce sont les surrénales. Après la ménopause, les ovaires passent le relais aux glandes surrénales pour maintenir une production basale d’hormones stéroïdiennes. Si les surrénales sont épuisées par des années de stress chronique (ce que Selye appelait le syndrome général d’adaptation), elles ne peuvent pas assurer ce relais. C’est le vol de prégnénolone : quand le cortisol monopolise toutes les matières premières, il ne reste plus rien pour fabriquer l’œstradiol et la progestérone résiduels. Le lien avec l’épuisement surrénalien est direct : une femme qui arrive à la ménopause avec des surrénales fatiguées aura des symptômes beaucoup plus intenses.
Et la thyroïde s’invite aussi dans l’équation. La baisse des œstrogènes modifie la TBG (thyroxin-binding globulin), ce qui perturbe la disponibilité des hormones thyroïdiennes3. Beaucoup de femmes ménopausées développent une hypothyroïdie fruste qui amplifie la fatigue, la prise de poids, la constipation, la sécheresse cutanée et la déprime. Les cofacteurs thyroïdiens (zinc, sélénium, iode, tyrosine, fer) doivent être systématiquement évalués.
Le protocole en trois phases : drainage, recharge, entretien
La naturopathie accompagne la ménopause avec la même logique que tout accompagnement de terrain : on ouvre d’abord les sorties, puis on recharge, puis on entretient. Ce n’est pas un sprint. C’est un marathon doux qui s’étale sur six à douze mois.
La première phase, c’est le drainage. On ouvre les émonctoires pour compenser la perte de l’émonctoire menstruel. Le foie d’abord : bouillotte chaude quotidienne, tisane de romarin ou artichaut, cure de radis noir ou chardon-marie pendant trois semaines. La peau ensuite : le sauna infrarouge une fois par semaine est un outil puissant pour relancer la sudation et l’élimination cutanée. Les bains de sel d’Epsom (sulfate de magnésium, deux poignées dans un bain chaud, deux fois par semaine) combinent l’effet drainant de la chaleur et l’apport transcutané de magnésium. Les reins : une hydratation suffisante (1,5 à 2 litres d’eau faiblement minéralisée par jour) et des infusions diurétiques douces (queues de cerise, orthosiphon, piloselle).
L’alimentation de la première phase est orientée désacidification. Le concept est fondamental : après des années d’alimentation acidifiante (protéines animales en excès, sucres raffinés, café, alcool, stress), le terrain est acide. Kousmine l’a démontré : cette acidose métabolique chronique perturbe tous les systèmes enzymatiques. Le dîner cellulosique (une monodiète de légumes cuits vapeur le soir) est un outil simple et efficace pour décharger le foie et alcaliniser le terrain. Des légumes racines (céleri, radis), des pommes de terre, des salades vertes. Rien d’autre. Le matin, on privilégie les protéines et les bonnes graisses. Le midi, une assiette équilibrée : un tiers de légumes, un tiers d’amidons à index glycémique correct, un tiers de protéines à hauteur de 1,2 à 1,4 grammes par kilo de poids corporel.
La deuxième phase, c’est la recharge micronutritionnelle. Les oméga-3 (EPA et DHA) à 4 grammes par jour sont la base4. Ils modulent l’inflammation, soutiennent les membranes cellulaires et la fonction cérébrale (le fameux « brain fog » de la ménopause répond souvent aux oméga-3). L’huile de bourrache apporte du GLA (acide gamma-linolénique), précurseur des prostaglandines anti-inflammatoires de série 1, et soutient l’équilibre œstrogène/progestérone. La vitamine D3 associée à la K2 MK7 (5 à 6 gouttes par jour, soit 2000 à 4000 UI selon le bilan) est indispensable pour l’immunité, la fixation du calcium et la santé osseuse.
Le magnésium bisglycinate (300 à 400 mg par jour) reste le cofacteur universel : plus de 300 réactions enzymatiques5, synthèse d’ATP, relaxation musculaire, conversion du tryptophane en sérotonine, gestion du stress. Le zinc via les graines de courge et de sésame quotidiennes (une poignée), ou en supplément (15 à 25 mg par jour). Le sélénium via trois noix du Brésil par jour. La N-acétylcystéine (NAC) comme hépatoprotecteur et précurseur du glutathion. Et la glycine (10 grammes matin et soir, dans l’eau ou un jus), acide aminé clé de la détoxification hépatique de phase II et du sommeil.
La troisième phase, c’est l’entretien au long cours. L’alimentation est installée. Les émonctoires sont ouverts. La micronutrition de fond continue. Et on ajoute les outils de terrain qui vont soutenir la transition sur le long terme : phytothérapie, gemmothérapie, oligothérapie, exercice physique.
La phytothérapie de la ménopause : les plantes qui font la différence
La sauge officinale (Salvia officinalis) est la plante reine de la ménopause. Elle contient des phyto-œstrogènes qui se lient aux récepteurs œstrogéniques sans les effets secondaires des hormones de synthèse. Ce ne sont pas des hormones, ce sont des précurseurs qui permettent au corps de moduler sa propre production. La sauge réduit les bouffées de chaleur, régule la sudation excessive6 et soutient les fonctions cognitives. Rina Nissim la recommande en tisane quotidienne. Attention toutefois en cas d’antécédents de cancer hormono-dépendant : la sauge est contre-indiquée, et dans ce cas le griffonia (5-HTP) ou la mélisse prennent le relais sur le versant nerveux.
Le cyprès (Cupressus sempervirens) est le grand protecteur circulatoire. Les troubles veineux (jambes lourdes, varices, hémorroïdes) apparaissent souvent à la ménopause à cause de la baisse des œstrogènes qui soutenaient le tonus vasculaire. Le cyprès tonifie les parois veineuses et lymphatiques. En huile essentielle (2 gouttes dans une cuillère d’huile végétale, en massage sur les jambes du bas vers le haut), il donne des résultats rapides.
Le mélilot (Melilotus officinalis) complète le cyprès par son action sur la circulation capillaire et son effet légèrement sédatif. Rina Nissim le prescrit en association avec la vigne rouge, le noisetier, la myrtille et le cassis pour les troubles circulatoires de la ménopause. Le cimicifuga (Actaea racemosa, anciennement Cimicifuga racemosa) est la plante la plus étudiée pour les bouffées de chaleur. Elle agit sur les récepteurs sérotoninergiques centraux, modulant la thermorégulation hypothalamique7.
L’alchémille (Alchemilla vulgaris) mérite une mention spéciale. C’est la plante progestérone-like par excellence, utile en périménopause quand les cycles deviennent anarchiques. Rina Nissim la prescrit entre l’ovulation et le premier jour des règles, pour soutenir la deuxième partie du cycle là où la progestérone fait défaut.
La gemmothérapie : trois bourgeons incontournables
La gemmothérapie utilise les tissus embryonnaires des plantes (bourgeons, jeunes pousses, radicelles) qui contiennent la totalité du potentiel génétique de la plante future. C’est une médecine douce, profonde, et particulièrement adaptée aux transitions hormonales.
Le macérat de bourgeon d’airelle (Vaccinium vitis-idaea) est le grand draineur de la sphère ovarienne. Il régule les troubles de la ménopause en agissant directement sur le terrain gynécologique. C’est l’équivalent gemmothérapeutique d’un « nettoyage » de la sphère reproductive. On le prend à raison de 50 à 100 gouttes le matin, pendant des cures de trois semaines avec une semaine de pause.
Le macérat de bourgeon de séquoia (Sequoiadendron giganteum) est le tonique surrénalien par excellence. Il stimule la production de DHEA et soutient les glandes surrénales dans leur nouveau rôle de productrices d’hormones de relais. Pour les femmes qui arrivent à la ménopause épuisées, avec un cortisol aplati et une DHEA effondrée, le séquoia est le premier bourgeon à envisager.
Le bourgeon de cassis (Ribes nigrum) complète le trio. C’est le cortisone-like naturel, anti-inflammatoire et adaptogène, que je prescris dans presque toutes mes consultations. Il stimule la production naturelle de cortisol par les surrénales sans les effets secondaires des corticoïdes. À la ménopause, il tempère les phénomènes inflammatoires (douleurs articulaires, raideurs matinales) et soutient l’énergie globale. Le Dr Marc Naett le recommande systématiquement en association avec le pollen frais de ciste (antioxydant puissant) et le taurinate de magnésium.
L’oligothérapie et l’os : au-delà du calcium
L’oligothérapie catalytique apporte des minéraux à doses infimes qui agissent comme des catalyseurs enzymatiques. À la ménopause, le complexe cuivre-or-argent est le remède de terrain par excellence pour les états de fatigue profonde et de baisse immunitaire. Le zinc-cuivre soutient l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. Le zinc-nickel-cobalt régule le métabolisme glucidique, souvent perturbé à la ménopause avec l’apparition d’une résistance à l’insuline.
Parlons de l’ostéoporose, cette peur que la médecine agite pour justifier le THS. Oui, la baisse des œstrogènes diminue l’activité des ostéoclastes, ces cellules qui résorbent l’os. Mais Rina Nissim rappelle que les œstrogènes ne restaurent pas la masse osseuse, ils ralentissent sa destruction. Et cet effet diminue avec le temps. Masson va plus loin : des rates ovariectomisées (sans ovaires, donc sans œstrogènes) qui font de l’exercice physique augmentent leur masse osseuse plus que des rates intactes mais inactives8. La contrainte mécanique crée l’os. C’est le principe de Wolff : l’os se renforce là où il est sollicité.
La musculation progressive (ce que les anglophones appellent le barbell prescription) est donc l’outil numéro un contre l’ostéoporose. Pas le jogging. Pas le yoga seul. La musculation avec charges, progressive, encadrée. Chaque squat, chaque soulevé de terre envoie un signal aux ostéoblastes : « construis ». Et quand on ajoute les bons cofacteurs (vitamine D3 pour l’absorption du calcium, vitamine K2 pour diriger le calcium vers les os et pas les artères, silicium organique ou bambou/prêle pour la matrice collagénique, magnésium, bore), on obtient un protocole de reminéralisation qui fonctionne sans hormones.
Une semaine d’alitement fait perdre l’équivalent d’une année de vieillissement osseux. L’exercice est non négociable.
Le sommeil à la ménopause : quand la mélatonine fait défaut
Le Dr Matthew Walker le rappelle dans Why We Sleep : les besoins en sommeil ne diminuent pas avec l’âge. C’est la capacité à dormir qui diminue. À la ménopause, la baisse de l’œstradiol perturbe la thermorégulation nocturne (d’où les sueurs nocturnes qui réveillent à 2 ou 3 heures du matin), et la baisse de la progestérone réduit l’effet sédatif naturel de cette hormone.
Le protocole sommeil de la ménopause passe par plusieurs leviers. Le magnésium bisglycinate le soir (200 mg) favorise la relaxation musculaire et nerveuse. La tisane de mélisse (effet GABAergique, c’est-à-dire calmant sur le système nerveux central) une heure avant le coucher. La mélatonine à faible dose (0,5 à 1 mg) peut aider à restaurer l’architecture du sommeil si les mesures d’hygiène ne suffisent pas. Le griffonia (5-HTP), précurseur de la sérotonine puis de la mélatonine, est une alternative intéressante quand le problème vient d’un déficit en tryptophane. Et comme je l’explique dans l’article sur bien dormir naturellement, les règles de base restent incontournables : obscurité complète, température fraîche (18°C), écrans coupés une heure avant le coucher, coucher avant 23 heures.
Le BHV le plus récent ajoute le millepertuis en tisane après 18 heures pour son effet sérotoninergique, avec une prudence absolue en cas de prise de médicaments (interactions avec la pilule, les antidépresseurs, les anticoagulants, les immunosuppresseurs). En cas de doute, le griffonia est plus sûr.
Le bilan biologique de la femme ménopausée
Avant de se jeter sur les compléments, un bilan sanguin s’impose. Le bilan de seconde intention que je prescris chez Synlab comprend : estradiol et œstrone (pour évaluer la production résiduelle), 25-OH vitamine D (objectif supérieur à 50 ng/mL), zinc et sélénium sériques, vitamine E, vitamines B9 et B12 active (holotranscobalamine), homocystéine (marqueur de méthylation), iodurie et magnésurie (urines). Et bien sûr, TSH, T3L et T4L pour évaluer la fonction thyroïdienne, qui devrait être systématique chez toute femme ménopausée symptomatique.
Ce bilan permet de personnaliser le protocole. Pas de supplémentation aveugle. Pas de dose standard pour tout le monde. Chaque femme est unique, et son accompagnement doit l’être aussi.
Ce que la naturopathie ne fait pas
La naturopathie accompagne la ménopause. Elle ne remplace pas le suivi gynécologique. Les saignements après la ménopause (métrorragies post-ménopausiques) nécessitent une consultation médicale urgente pour éliminer une pathologie de l’endomètre. L’ostéodensitométrie reste l’examen de référence pour évaluer la densité osseuse. Et si un traitement hormonal est envisagé, c’est avec le médecin prescripteur que la décision se prend, idéalement en optant pour des hormones bio-identiques par voie transdermique plutôt que pour le THS classique par voie orale.
Les huiles essentielles de sauge et de cyprès sont contre-indiquées en cas de cancers hormono-dépendants (sein, utérus, ovaires). La cimicifuga ne doit pas être associée aux traitements hormonaux sans avis médical. Et la cure de détox doit être progressive : ouvrir les émonctoires trop vite sur un terrain très encrassé, c’est risquer une crise curative violente.
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La ménopause n’est pas une fin. C’est une renaissance. Les femmes qui traversent cette transition avec un accompagnement de terrain retrouvent une vitalité qu’elles avaient parfois perdue bien avant la ménopause. Le corps sait ce qu’il fait. Il suffit de l’écouter et de lui donner les outils dont il a besoin.
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Références scientifiques
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Pour aller plus loin
- Œstrogènes : quand ta féminité s’éteint avant l’heure
- Endométriose : le terrain caché que personne ne regarde
- Ménopause et œstrogènes : la détoxication hépatique que personne ne t’explique
- Aldostérone : l’hormone oubliée de ta tension et de ton sel
Sources
- Rossouw, J.E. et al. “Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women.” JAMA 288.3 (2002) : 321-333.
- Nissim, Rina. Mamamelis : manuel de gynécologie naturopathique. Mamamélis, 1994.
- Mouton, Georges. “Les controverses relatives à la ménopause.” Conférence de médecine fonctionnelle.
- Masson, Robert. Diététique de l’expérience. Guy Trédaniel, 2003.
- Marchesseau, Pierre-Valentin. L’hygiène vitale pour votre santé. 1957.
« La ménopause n’est pas une maladie. C’est une invitation du corps à vivre autrement. » Rina Nissim
Footnotes
-
Gold, E.B. et al., “Factors associated with age at natural menopause in a multiethnic sample of midlife women,” American Journal of Epidemiology 153, no. 9 (2001): 865-874. PMID: 11323317. ↩
-
Rossouw, J.E. et al., “Risks and benefits of estrogen plus progestin in healthy postmenopausal women: principal results from the Women’s Health Initiative randomized controlled trial,” JAMA 288, no. 3 (2002): 321-333. PMID: 12117397. ↩
-
Santin, A.P. and Furlanetto, T.W., “Role of estrogen in thyroid function and growth regulation,” Journal of Thyroid Research 2011 (2011): 875125. PMID: 21687614. ↩
-
Freeman, M.P. et al., “Omega-3 fatty acids for major depressive disorder associated with the menopausal transition: a preliminary open trial,” Menopause 18, no. 3 (2011): 279-284. PMID: 21037490. ↩
-
de Baaij, J.H.F. et al., “Magnesium in man: implications for health and disease,” Physiological Reviews 95, no. 1 (2015): 1-46. PMID: 25540137. ↩
-
Bommer, S. et al., “First time proof of sage’s tolerability and efficacy in menopausal women with hot flushes,” Advances in Therapy 28, no. 6 (2011): 490-500. PMID: 21630133. ↩
-
Borrelli, F. and Ernst, E., “Cimicifuga racemosa: a systematic review of its clinical efficacy,” European Journal of Clinical Pharmacology 58, no. 4 (2002): 235-241. PMID: 12136367. ↩
-
Iwamoto, J. et al., “Effects of exercise on bone mineral density in mature osteopenic rats,” Journal of Bone and Mineral Research 13, no. 8 (1998): 1308-1317. PMID: 9718200. ↩
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