Bien-être · · 16 min de lecture · Mis à jour le

Basedow et grossesse : concevoir et porter en sécurité

Planifier une grossesse avec Basedow, PTU vs Néomercazole, TRAb et Basedow néonatal : un naturopathe guide la femme basedowienne de la conception au.

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François Benavente

Naturopathe certifié

Claire a trente et un ans. Elle est assise en face de moi, les yeux rouges, un test de grossesse négatif posé sur la table entre nous. Ce n’est pas le premier. C’est le cinquième en huit mois. Elle a été diagnostiquée Basedow à vingt-six ans, traitée par Néomercazole pendant dix-huit mois, en rémission depuis deux ans. Son endocrinologue lui a dit qu’elle pouvait essayer de concevoir. Sa TSH est normale, ses T3 et T4 sont dans les clous. Mais personne ne lui a dosé les TRAb récemment. Personne ne lui a dit que l’hyperthyroïdie passée avait pu perturber sa réserve ovarienne. Et personne ne lui a expliqué comment préparer son corps à une grossesse quand on a un terrain auto-immun thyroïdien.

Le sujet est délicat parce qu’il touche à ce qu’il y a de plus intime : le désir d’enfant. Et dans ce domaine, les femmes Basedow se retrouvent souvent seules entre un endocrinologue qui gère la thyroïde et un gynécologue qui gère la fertilité, sans que personne ne fasse le lien entre les deux. Si tu as lu mon article sur la maladie de Basedow, tu sais que cette maladie frappe préférentiellement les femmes jeunes entre vingt et quarante ans, c’est-à-dire en pleine période de fertilité. La question de la grossesse n’est pas marginale, elle est centrale.

Basedow et grossesse : conception, TRAb et suivi prénatal

Pourquoi l’hyperthyroïdie complique la conception

L’hyperthyroïdie active perturbe la fertilité féminine par plusieurs mécanismes imbriqués que la plupart des médecins ne détaillent pas. Le premier est la perturbation de l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique. L’excès de T3 et T4 modifie la pulsatilité de la GnRH hypothalamique, ce qui désorganise les pics de LH et FSH qui orchestrent l’ovulation. Résultat : des cycles irréguliers, des ovulations anarchiques ou absentes, une fenêtre de fertilité imprévisible.

Le deuxième mécanisme est l’augmentation de la SHBG, la protéine de transport des hormones sexuelles. L’excès d’hormones thyroïdiennes stimule la synthèse hépatique de SHBG, qui fixe l’oestradiol et la testostérone circulants. Des hormones sexuelles liées ne sont plus biodisponibles : l’oestradiol ne peut plus stimuler correctement la prolifération endométriale, et la testostérone libre chute, ce qui peut affecter la libido et l’énergie ovarienne.

Le troisième mécanisme est l’insuffisance lutéale. La phase lutéale, cette deuxième partie du cycle après l’ovulation, est souvent raccourcie chez les hyperthyroïdiennes. La progestérone, produite par le corps jaune après l’ovulation, est insuffisante pour maintenir un endomètre accueillant. L’embryon, même s’il est conçu, ne peut pas s’implanter correctement. C’est une des causes de fausses couches précoces les plus sous-diagnostiquées dans le contexte thyroïdien.

C’est pourquoi je dis toujours à mes patientes Basedow qui veulent concevoir : d’abord la rémission, ensuite la grossesse. Et la rémission, ce n’est pas simplement une TSH normale sous traitement. C’est l’absence de TRAb, idéalement depuis au moins six mois, avec une thyroïde qui fonctionne seule sans antithyroïdiens. C’est le signal que le système immunitaire a lâché prise, au moins temporairement.

Préparer le terrain avant la conception

La préparation préconceptionnelle est un concept que la médecine conventionnelle néglige mais que la naturopathie place au coeur de l’accompagnement. Comme je l’explique dans mon article sur la grossesse et la micronutrition, les trois à six mois précédant la conception sont une fenêtre d’or pour optimiser le terrain maternel.

Chez une femme avec un antécédent de Basedow, cette préparation a une dimension supplémentaire : il faut non seulement s’assurer que la thyroïde est stable, mais aussi que le terrain auto-immun est apaisé, que l’intestin est réparé, que les réserves en micronutriments sont reconstituées après des mois ou des années d’hyperthyroïdie catabolique.

Le bilan préconceptionnel que je recommande en consultation inclut les dosages thyroïdiens complets (TSH, T3 libre, T4 libre, TRAb, anti-TPO, anti-thyroglobuline), la vitamine D qui doit être supérieure à 40 ng/mL pour une immunomodulation optimale, le sélénium sérique, le zinc sérique qui doit être supérieur à 80 microgrammes par décilitre, la ferritine qui doit être supérieure à 50 microgrammes par litre pour supporter les besoins de la grossesse, la B12 active, les folates érythrocytaires (et non sériques, qui sont moins fiables), le magnésium érythrocytaire, l’homocystéine qui doit être inférieure à 8 micromoles par litre, et un dosage du cortisol salivaire en quatre points pour évaluer l’état surrénalien. Parce que des surrénales épuisées ne supporteront pas le stress physiologique d’une grossesse.

Le régime hypotoxique de Seignalet, que la patiente devrait suivre depuis son diagnostic de Basedow, est maintenu pendant la préparation et la grossesse. Le gluten et les produits laitiers bovins restent exclus, la cuisson reste douce. L’objectif n’est pas de se priver, mais de maintenir l’intestin imperméable aux peptides qui pourraient réactiver la production de TRAb. La cuisson douce est d’autant plus importante pendant la grossesse que les produits de Maillard (formés par la cuisson à haute température) sont des antigènes supplémentaires que le système immunitaire doit traiter.

Le dilemme des antithyroïdiens pendant la grossesse

C’est un sujet que ton endocrinologue connaît mais qu’il n’explique pas toujours clairement. Le Néomercazole (méthimazole) et le carbimazole sont tératogènes au premier trimestre de grossesse. Cela signifie qu’ils peuvent provoquer des malformations chez le foetus en développement. L’aplasia cutis congénitale, une absence de peau sur le cuir chevelu du nouveau-né, est la malformation la plus connue. Mais le syndrome de méthimazole-embryopathie peut aussi inclure une atrésie des choanes (imperforation nasale), une omphalocèle (hernie ombilicale), et d’autres anomalies.

C’est pourquoi les recommandations de l’American Thyroid Association sont claires : si une femme Basedow a besoin d’antithyroïdiens pendant le premier trimestre, c’est le propylthiouracile (PTU) qui doit être utilisé. Le PTU traverse moins facilement le placenta et n’est pas associé aux mêmes malformations que le méthimazole au premier trimestre. Mais le PTU a son propre problème : un risque d’hépatotoxicité maternelle (insuffisance hépatique fulminante), rare mais potentiellement fatal.

La stratégie recommandée est donc un switch PTU au premier trimestre, puis retour au Néomercazole à partir du deuxième trimestre (quand l’organogenèse est terminée et que le risque de malformations est passé). Cette chorégraphie thérapeutique nécessite un suivi endocrinologique rapproché avec des dosages de TSH et T4 libre toutes les deux à quatre semaines pendant le premier trimestre.

La bonne nouvelle, c’est que la grossesse elle-même est immunosuppressive. L’organisme maternel réduit physiologiquement sa réponse immunitaire pour tolérer le foetus, qui est un demi-étranger du point de vue immunologique. Cette immunosuppression naturelle entraîne souvent une amélioration spontanée du Basedow au cours de la grossesse, avec une baisse des TRAb et parfois la possibilité d’arrêter les antithyroïdiens au troisième trimestre. C’est un des rares moments où Basedow fait une pause.

Les TRAb et le bébé : le risque de Basedow néonatal

C’est un sujet que beaucoup de futures mamans ignorent et que je prends toujours le temps d’expliquer en consultation. Les anticorps TRAb, comme toutes les immunoglobulines de type IgG, traversent le placenta. Cette traversée est maximale au troisième trimestre, quand le transfert d’anticorps maternels est le plus actif pour protéger le nouveau-né contre les infections.

Le problème, c’est que les TRAb ne font pas la différence entre un thyrocyte maternel et un thyrocyte foetal. S’ils sont présents en quantité significative, ils vont stimuler la thyroïde du foetus exactement comme ils stimulent (ou stimulaient) celle de la mère. Le foetus développe alors une hyperthyroïdie in utero qui se manifeste par une tachycardie foetale (fréquence cardiaque supérieure à cent soixante battements par minute), un retard de croissance intra-utérin, une agitation excessive, et parfois un goitre foetal visible à l’échographie.

À la naissance, le bébé peut présenter un Basedow néonatal : tachycardie, irritabilité, nervosité, perte de poids, diarrhée, exophtalmie. Cette situation est transitoire, elle dure le temps que les anticorps maternels soient éliminés du sang du nouveau-né, soit en général deux à quatre semaines. Mais pendant cette période, le bébé peut avoir besoin d’un traitement par antithyroïdiens et bêta-bloquants en néonatologie.

C’est pourquoi le dosage des TRAb au troisième trimestre est absolument indispensable. Les recommandations américaines fixent le seuil d’alerte à trois fois la limite supérieure de la normale. Au-dessus de ce seuil, le néonatologue doit être prévenu et le nouveau-né surveillé dès la naissance. Ce dosage est souvent oublié par les endocrinologues qui considèrent que « tout va bien » parce que la mère est euthyroïdienne sous traitement. Être euthyroïdienne ne signifie pas que les TRAb ont disparu.

Un point subtil : une femme qui a eu un Basedow dans le passé, même si elle est en rémission depuis des années, même si elle a subi une thyroïdectomie ou un traitement par iode radioactif, peut encore avoir des TRAb circulants. Et ces TRAb peuvent affecter le foetus. C’est pourquoi le dosage des TRAb est recommandé chez toute femme enceinte avec un antécédent de Basedow, quel que soit son statut thyroïdien actuel.

Le suivi thyroïdien trimestre par trimestre

Le suivi de la fonction thyroïdienne pendant la grossesse chez une femme Basedow est plus rapproché que pour une grossesse classique. Les normes de référence changent avec la grossesse : la TSH baisse physiologiquement au premier trimestre en raison de l’effet thyréostimulant de l’hCG, et les valeurs de référence sont spécifiques à chaque trimestre.

Au premier trimestre, la TSH doit être dosée toutes les deux à quatre semaines, avec la T4 libre. L’objectif est de maintenir une euthyroïdie stricte : une TSH entre 0,1 et 2,5 mU/L selon les recommandations actuelles. L’hyperthyroïdie non contrôlée au premier trimestre augmente le risque de fausse couche, de pré-éclampsie et de retard de croissance. Mais l’hypothyroïdie iatrogène par surdosage d’antithyroïdiens est tout aussi dangereuse : elle altère le développement neurologique du foetus qui dépend des hormones thyroïdiennes maternelles avant que sa propre thyroïde ne soit fonctionnelle (vers la douzième semaine).

Au deuxième trimestre, l’amélioration immunitaire physiologique permet souvent de réduire les doses d’antithyroïdiens. Le dosage de TSH et T4 libre toutes les quatre semaines guide l’ajustement. C’est aussi le moment de doser les TRAb si ce n’est pas encore fait.

Au troisième trimestre, les TRAb sont dosés entre la vingt-quatrième et la vingt-huitième semaine. Ce dosage est capital car il prédit le risque de Basedow néonatal. Si les TRAb sont positifs, une surveillance échographique foetale rapprochée est mise en place pour dépister un éventuel goitre ou une tachycardie foetale. Et le néonatologue est alerté pour la surveillance post-natale.

Le post-partum : le rebond immunitaire

La grossesse a été une trêve immunitaire. L’accouchement lève cette trêve. Brutalement. Le système immunitaire maternel, bridé pendant neuf mois pour tolérer le foetus, se réactive avec une vigueur parfois excessive. C’est ce que les immunologistes appellent le rebond immunitaire du post-partum, et c’est la raison pour laquelle tant de maladies auto-immunes débutent ou rechutent après un accouchement.

La thyroïdite du post-partum touche environ cinq pour cent des femmes dans la population générale, mais cette prévalence est beaucoup plus élevée chez les femmes avec des anticorps thyroïdiens préexistants. Chez une femme avec un antécédent de Basedow, le risque de rechute dans les six à douze mois suivant l’accouchement est significativement augmenté. La rechute peut se manifester par un retour de l’hyperthyroïdie (réactivation des TRAb), mais aussi par un passage en hypothyroïdie (développement d’un Hashimoto) ou par une phase mixte avec alternance hyper/hypo.

C’est pourquoi je recommande un suivi thyroïdien rapproché pendant la première année post-partum : dosage de TSH, T4 libre et TRAb à six semaines, trois mois, six mois et douze mois après l’accouchement. Ce suivi est souvent négligé parce que l’attention médicale se concentre sur le bébé, et que la mère est supposée « aller bien ». Or, la fatigue, l’irritabilité, les troubles du sommeil et la perte de poids du post-partum sont facilement attribués au baby blues alors qu’ils peuvent masquer une rechute de Basedow.

L’allaitement sous antithyroïdiens

La question revient systématiquement en consultation : « Puis-je allaiter si je prends du Néomercazole ? » La réponse est oui, et cette information rassurante n’est pas toujours transmise aux mères. L’American Thyroid Association et l’European Thyroid Association confirment que l’allaitement est compatible avec le PTU et le Néomercazole à doses modérées.

Le PTU passe peu dans le lait maternel en raison de sa forte liaison aux protéines plasmatiques et de son pKa qui ne favorise pas le passage dans un milieu légèrement acide comme le lait. Le Néomercazole passe davantage, mais les études montrent que la fonction thyroïdienne du nourrisson allaité reste normale à des doses maternelles inférieures à vingt milligrammes par jour de Néomercazole ou trois cents milligrammes par jour de PTU.

La précaution reste de doser la TSH du nourrisson à un et trois mois d’allaitement pour vérifier que sa thyroïde fonctionne normalement. Et de prendre le médicament juste après la tétée, pour que la concentration dans le lait soit la plus basse au moment de la tétée suivante.

La micronutrition préconceptionnelle et gestationnelle adaptée

La supplémentation micronutritionnelle d’une femme Basedow enceinte ou en préparation de grossesse doit être soigneusement adaptée. Certains nutriments habituellement recommandés dans le protocole Basedow doivent être ajustés.

L’iode est le point le plus délicat. Dans mon article sur Basedow, j’explique que l’iode est contre-indiqué en phase d’hyperthyroïdie active car il alimente la surproduction hormonale. Mais pendant la grossesse, les besoins en iode augmentent de cinquante pour cent pour soutenir la thyroïde foetale qui commence à fonctionner vers la douzième semaine. Chez une femme Basedow en rémission et euthyroïdienne, un apport modéré d’iode de 150 à 200 microgrammes par jour est généralement toléré et nécessaire. Si la femme est encore sous antithyroïdiens, l’apport d’iode doit être discuté avec l’endocrinologue car il peut modifier l’efficacité du traitement.

Le sélénium à 100 microgrammes par jour reste indiqué. Il protège la thyroïde contre le stress oxydatif, soutient la fonction des sélénoprotéines placentaires, et module l’auto-immunité. L’étude EUGOGO a démontré son innocuité à 200 microgrammes, et 100 microgrammes pendant la grossesse est une dose conservatrice et sûre.

Le zinc bisglycinate à 15 milligrammes par jour soutient l’immunité, la croissance foetale et la prévention des complications (pré-éclampsie, rupture prématurée des membranes). Le magnésium bisglycinate à 300 milligrammes par jour est indispensable pour la prévention des crampes, le sommeil et la gestion du stress. La vitamine D à 4000 UI par jour est recommandée par Holick et Curtay pour maintenir un taux supérieur à 40 ng/mL, immunomodulateur et protecteur des os maternels que le foetus pompe activement.

Les folates sous forme de méthylfolate (5-MTHF) plutôt que d’acide folique synthétique sont préférables, surtout si la patiente porte le polymorphisme MTHFR C677T qui réduit de trente à soixante-dix pour cent la capacité de conversion de l’acide folique en forme active. Une dose de 400 à 800 microgrammes de méthylfolate est recommandée dès la préparation préconceptionnelle et pendant tout le premier trimestre.

Le stress du parcours de conception

Je veux terminer sur un point que les livres de médecine n’abordent jamais. Le stress du parcours de conception chez une femme Basedow est un facteur auto-aggravant. Le stress de ne pas tomber enceinte, le stress de la maladie, la peur de la rechute, l’angoisse de transmettre la maladie au bébé, la culpabilité de « ne pas pouvoir donner un enfant ». Ce stress chronique active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, augmente le cortisol, modifie la balance Th1/Th2, réactive l’auto-immunité, et réduit la fertilité. C’est un cercle vicieux redoutable.

Briser ce cercle passe par une prise en charge globale qui dépasse largement la prescription de folates et de sélénium. La cohérence cardiaque trois fois par jour, le yoga prénatal (ou le yoga doux en préparation), la marche quotidienne en plein air, le contact avec la nature, et parfois un accompagnement psychologique ou sophrologique sont des outils thérapeutiques à part entière. Du Chazaud nous rappelait que « la thyroïde est la glande de l’émotion ». Quand l’émotion dominante est la peur et la frustration, la thyroïde ne peut pas trouver son équilibre.

Claire est revenue me voir après quatre mois de préparation préconceptionnelle. Son bilan montrait des TRAb indétectables, une vitamine D à 48 ng/mL, un zinc à 95 microgrammes par décilitre, une ferritine à 62. Elle avait intégré la cohérence cardiaque dans sa routine, repris le yoga, et surtout, elle avait lâché prise sur le calendrier de conception. Elle est tombée enceinte le mois suivant. Sa grossesse s’est déroulée sans rechute, avec un suivi thyroïdien rigoureux et un bébé en parfaite santé.

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Sources

  • Alexander, Erik K., et al. “2017 Guidelines of the American Thyroid Association for the Diagnosis and Management of Thyroid Disease During Pregnancy and the Postpartum.” Thyroid 27.3 (2017) : 315-389.
  • Seignalet, Jean. L’Alimentation ou la Troisième Médecine. 5e éd. Paris : François-Xavier de Guibert, 2004.
  • Hertoghe, Thierry. Atlas de médecine hormonale et nutritionnelle. Luxembourg : International Medical Books, 2006.
  • Kousmine, Catherine. Soyez bien dans votre assiette jusqu’à 80 ans et plus. Paris : Tchou, 1980.

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Basedow et grossesse ne sont pas incompatibles. Mais ça demande de la préparation, de la patience, et un suivi rigoureux. Ton corps sait porter la vie. Il a juste besoin qu’on lui donne les bonnes conditions.

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Questions fréquentes

01 Peut-on tomber enceinte avec un Basedow actif ?

L'hyperthyroïdie active réduit la fertilité par plusieurs mécanismes : perturbation de l'axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, cycles anovulatoires, insuffisance lutéale, et augmentation de la SHBG qui fixe les hormones sexuelles. Il est fortement recommandé d'attendre la rémission ou au minimum l'euthyroïdie stable sous traitement avant de concevoir. Idéalement, les TRAb doivent être négatifs ou très bas depuis au moins six mois.

02 Le Néomercazole est-il dangereux pendant la grossesse ?

Le Néomercazole (méthimazole) est tératogène au premier trimestre : il peut provoquer une aplasia cutis (absence de peau sur le crâne du nouveau-né) et un syndrome malformatif spécifique (atrésie des choanes, omphalocèle). C'est pourquoi le propylthiouracile (PTU) est préféré au premier trimestre. À partir du deuxième trimestre, on peut revenir au Néomercazole car le PTU présente un risque d'hépatotoxicité. Cette stratégie de switch est celle recommandée par l'American Thyroid Association.

03 Les anticorps TRAb peuvent-ils affecter le bébé ?

Oui, les TRAb traversent le placenta, surtout au troisième trimestre. Si la mère a des TRAb élevés, même si elle est euthyroïdienne sous traitement, le bébé peut naître avec un Basedow néonatal transitoire : tachycardie foetale, goitre, irritabilité, perte de poids. C'est pourquoi le dosage des TRAb au troisième trimestre est indispensable pour anticiper la surveillance néonatale. Le Basedow néonatal est transitoire et se résout en quelques semaines quand les anticorps maternels sont éliminés.

04 Peut-on allaiter sous antithyroïdiens de synthèse ?

Oui, l'allaitement est compatible avec le PTU et le Néomercazole à dose modérée. Les deux passent dans le lait maternel en faible quantité. L'American Thyroid Association et la Société européenne de thyroïdologie autorisent l'allaitement sous antithyroïdiens, avec un suivi de la fonction thyroïdienne du nourrisson. Le PTU passe moins dans le lait que le Néomercazole en raison de sa liaison protéique plus forte.

05 Existe-t-il un risque de rechute de Basedow après l'accouchement ?

Le post-partum est une période à haut risque de rechute auto-immune thyroïdienne. L'immunosuppression physiologique de la grossesse (qui protège le foetus) se lève brutalement après l'accouchement, provoquant un rebond immunitaire. Une thyroïdite du post-partum touche environ cinq pour cent des femmes, et chez les basedowiennes en rémission, le risque de rechute dans les six à douze mois suivant l'accouchement est significativement augmenté. Un suivi rapproché avec dosage des TRAb, TSH et T4 libre est indispensable.

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