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Allaitement : la déplétion maternelle que personne ne compense

Déplétion maternelle, galactogènes naturels et protocole micronutritionnel complet : tout ce qu'un naturopathe te dit sur l'allaitement.

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François Benavente

Naturopathe certifié

Elle s’appelle Léa, elle a 32 ans, et quand elle est venue me voir, son bébé avait trois mois. Elle allaitait, et elle était épuisée. Pas la fatigue normale des nuits hachées. Une fatigue profonde, viscérale, celle du corps qui se vide sans se remplir. Ses cheveux tombaient par poignées. Ses ongles se dédoublaient. Elle pleurait sans raison. Sa libido avait disparu. Son médecin lui avait dit que c’était « normal après un accouchement ». Aucun bilan sanguin. Aucun dosage de ferritine, de zinc, de vitamine D, de B12 ou de magnésium. Aucune explication sur le fait que son organisme venait de fabriquer un être humain pendant neuf mois et qu’il le nourrissait maintenant avec ses propres réserves, des réserves que personne n’avait pensé à reconstituer.

L’allaitement est l’acte nutritionnel le plus exigeant du vivant. La femme qui allaite produit environ 750 ml de lait par jour1, un liquide d’une complexité biochimique stupéfiante qui contient tout ce dont le nourrisson a besoin : protéines, lipides, glucides, vitamines, minéraux, anticorps, enzymes, facteurs de croissance, prébiotiques. Chaque millilitre est fabriqué à partir des réserves maternelles. Et quand ces réserves sont insuffisantes, c’est la mère qui trinque.

« Une mère qui allaite donne ce qu’elle a. Si elle n’a plus rien, elle donne quand même, mais c’est son propre corps qu’elle consomme. » Jean-Paul Curtay

La naturopathie de l’allaitement repose sur un principe simple : nourrir la mère pour nourrir l’enfant. Ce n’est pas le bébé qui manque de quelque chose dans le lait maternel (le corps priorise toujours l’enfant). C’est la mère qui se déplete. Et cette déplétion post-partum, si elle n’est pas corrigée, conduit à la fatigue chronique, à la dépression, à la chute de cheveux, aux infections à répétition, et à un effondrement hormonal qui peut mettre des années à se corriger.

La déplétion maternelle : un pillage organisé

La grossesse a déjà puisé massivement dans les réserves. Au troisième trimestre, le fœtus consomme 85 % du calcium et du fer maternel2. Le zinc baisse progressivement tout au long de la grossesse. Le magnésium s’effondre au troisième trimestre. Les folates sont surutilisés. La B6 est captée par les œstrogènes de grossesse. Et l’accouchement lui-même provoque une hémorragie qui aggrave la déplétion en fer.

La déplétion maternelle : nutriments clés avant et après grossesse

L’allaitement poursuit ce pillage. Le lait maternel contient du fer, du zinc, du calcium, du magnésium, des vitamines A, D, E, K, B, C, des oméga-3 (DHA), des protéines. Tout cela vient de la mère. Si elle ne reconstitue pas activement ses réserves, la déplétion s’aggrave semaine après semaine. Curtay le résume : « Le bébé prend tout. La mère donne tout. Et personne ne s’occupe de la mère. »

Les conséquences sont prévisibles. La déplétion en fer provoque fatigue, essoufflement, pâleur, fragilité des cheveux et des ongles. La chute de cheveux post-partum (effluvium télogène) est directement liée à la déplétion en fer et en zinc. La déplétion en zinc affaiblit l’immunité (infections ORL à répétition chez la mère), ralentit la cicatrisation et perturbe la sérotonine (humeur dépressive). La déplétion en magnésium provoque irritabilité, crampes, troubles du sommeil, anxiété. La déplétion en DHA compromet les fonctions cognitives maternelles (le fameux « baby brain ») et est un facteur de risque majeur de dépression post-partum. La déplétion en vitamine D affaiblit l’immunité et favorise l’ostéopénie.

Le bilan sanguin maternel post-partum

C’est l’examen que je considère comme obligatoire et que presque personne ne prescrit. Le bilan micronutritionnel d’allaitement que je demande via le laboratoire Barbier comprend : TSH, T3L et T4L (la thyroïdite post-partum touche 5 à 10 % des femmes3, souvent confondue avec une dépression), albumine et pré-albumine (statut protéique), ferritine avec CRP ultrasensible (fer, en distinguant carence vraie et inflammation), zinc et cuivre sériques (ratio fondamental), folates (B9) et B12 active (holotranscobalamine), homocystéine (méthylation), 25-OH vitamine D (objectif supérieur à 50 ng/mL), acide urique (antioxydant), CoQ10 (énergie mitochondriale), vitamines A et E (liposolubles, essentielles au lait maternel), iodurie (iode, cofacteur thyroïdien transmis au bébé via le lait), magnésurie (magnésium urinaire), statut en acides gras érythrocytaires (ratio oméga-3/oméga-6).

Ce bilan permet de personnaliser la supplémentation. Pas de protocole aveugle. Chaque mère est différente. Une mère végétalienne aura des besoins spécifiques en B12, en fer, en zinc et en DHA. Une mère ayant vécu une césarienne aura une déplétion en fer plus marquée. Une mère stressée aura un magnésium et un cortisol à corriger en priorité.

Le DHA dans le lait maternel : pourquoi c’est non négociable

Le lait maternel est le seul aliment du nourrisson pendant ses six premiers mois (recommandation OMS pour l’allaitement exclusif). Sa composition en DHA dépend directement de l’alimentation maternelle. Le DHA est indispensable au développement cérébral, rétinien et neuronal du bébé4. Les gaines de myéline, qui isolent les neurones et permettent la transmission rapide de l’influx nerveux, contiennent un tiers de DHA.

Le problème, c’est que le lait maternel moderne est souvent carencé en DHA et pollué par les acides gras trans. Le Dr Cousens le documente : les acides gras trans (issus des margarines, des viennoiseries industrielles, des plats préparés, de la friture) peuvent représenter jusqu’à 20 % des lipides totaux du lait maternel5 quand l’alimentation est industrielle. Ces acides gras trans prennent littéralement la place des oméga-3 dans le lait et dans les membranes cellulaires du bébé.

La supplémentation en oméga-3 à 4 grammes par jour (EPA + DHA, huile de poisson de qualité ou huile d’algues pour les végétariennes) est la base du protocole d’allaitement. On y ajoute la consommation de poissons gras 3 fois par semaine (sardines, maquereaux, anchois, harengs), en évitant les poissons prédateurs (thon rouge, espadon, requin) pour le mercure. Les graines de lin broyées et les noix apportent de l’ALA (précurseur des oméga-3), mais la conversion en DHA est trop faible (moins de 5 %)6 pour couvrir les besoins de l’allaitement.

Les galactogènes : quand le lait ne suffit pas

Les cinq piliers du soutien à l'allaitement

L’insuffisance de lait est la première cause d’arrêt précoce de l’allaitement. Avant de se tourner vers les compléments galactogènes, il faut rappeler les fondamentaux : l’allaitement fonctionne par offre et demande. Plus le bébé tète (ou plus la mère tire son lait), plus le corps produit de prolactine et d’ocytocine, et plus le lait est abondant. La mise au sein fréquente, le contact peau à peau, l’hydratation abondante (2 à 3 litres par jour) et le repos sont les piliers. Le stress est le premier ennemi de la lactation : le cortisol inhibe l’ocytocine, l’hormone qui déclenche le réflexe d’éjection du lait.

Quand ces fondamentaux sont en place et que le lait reste insuffisant, les galactogènes naturels prennent le relais. Le fenugrec (Trigonella foenum-graecum) est le plus puissant et le plus documenté. Il stimule la production de prolactine. La dose est de 3 à 4 gélules, 3 fois par jour. L’odeur de la sueur et des urines peut changer (odeur de sirop d’érable), ce qui est un signe que la dose est suffisante. Le fenouil (Foeniculum vulgare) est le deuxième galactogène traditionnel, utilisé depuis des millénaires. En tisane (graines écrasées, 1 cuillère à soupe par tasse, 3 tasses par jour) ou en graines à croquer. Le cumin et l’anis vert complètent l’arsenal galactogène. Le chardon béni (Cnicus benedictus) est recommandé en association avec le fenugrec pour un effet synergique.

La gemmothérapie offre aussi des outils précieux. Le bourgeon de cassis (Ribes nigrum) soutient les surrénales épuisées par le stress de l’accouchement et des premières semaines. Le bourgeon de figuier (Ficus carica) régule l’axe corticotrope et soutient le sommeil, si précieux quand il est fragmenté par les tétées nocturnes. Le bourgeon de tilleul (Tilia tomentosa) calme le système nerveux et favorise un sommeil réparateur entre les tétées.

La fatigue surrénalienne post-partum

L’accouchement est le stress physiologique le plus intense que le corps humain puisse vivre. Le cortisol monte en flèche pendant le travail, puis s’effondre après la délivrance. Si les surrénales étaient déjà fatiguées par le stress de la grossesse (anxiété, troubles du sommeil du troisième trimestre, douleurs), elles n’ont plus les réserves pour assurer le relais post-partum. C’est le vol de prégnénolone : le cortisol mobilise toutes les matières premières, au détriment de la progestérone (dont la chute brutale contribue au baby blues), de la DHEA et de l’œstradiol.

Le lien entre fatigue surrénalienne et dépression post-partum est direct. Un cortisol bas le matin signifie une absence d’énergie au réveil. Un cortisol insuffisamment descendu le soir signifie un sommeil de mauvaise qualité (en plus des réveils pour les tétées). La cascade est implacable : surrénales épuisées → cortisol aplati → vol de prégnénolone → progestérone effondrée → sérotonine insuffisante → mélatonine insuffisante → sommeil non récupérateur → fatigue → déprime.

Le protocole de soutien surrénalien comprend : magnésium bisglycinate (300 à 400 mg par jour), vitamine C (1 à 2 grammes par jour, cofacteur de la synthèse de cortisol), vitamines B5 (acide pantothénique, cofacteur surrénalien) et B6 sous forme P5P (attention : ne pas dépasser 200 mg par jour car la B6 à haute dose stoppe la lactation), bourgeon de cassis (50 à 100 gouttes le matin), adaptogènes doux (rhodiola, ashwagandha sous surveillance car elle stimule la thyroïde). La cohérence cardiaque (5 minutes, 3 fois par jour) reste l’outil le plus simple et le plus efficace pour réguler l’axe HHS.

La thyroïdite post-partum : le piège diagnostique

Entre 5 et 10 % des femmes développent une thyroïdite post-partum dans les 12 mois suivant l’accouchement. C’est une inflammation auto-immune transitoire de la thyroïde qui se manifeste souvent en deux phases : une phase d’hyperthyroïdie (agitation, palpitations, perte de poids, insomnie) suivie d’une phase d’hypothyroïdie (fatigue intense, prise de poids, constipation, déprime, peau sèche, chute de cheveux). La phase hypothyroïdienne est presque systématiquement confondue avec une dépression post-partum et traitée par antidépresseurs au lieu d’être identifiée et accompagnée sur le plan thyroïdien.

Le dosage de TSH, T3L et T4L devrait être systématique chez toute femme fatiguée en post-partum. Les anticorps anti-TPO (présents avant la grossesse chez les femmes à risque) prédisent le risque de thyroïdite. Et les cofacteurs thyroïdiens (iode, sélénium, zinc, fer, tyrosine) sont à optimiser pour soutenir la récupération de la glande. C’est un sujet que j’ai développé en détail dans l’article sur Hashimoto.

Le lait maternel : un liquide irremplaçable

Le lait maternel n’est pas qu’un aliment. C’est un système immunitaire liquide. Il contient des immunoglobulines (IgA sécrétoires) qui tapissent la muqueuse intestinale du bébé et le protègent contre les infections. De l’interféron (antiviral). De la lactoferrine (antimicrobien qui séquestre le fer pour le rendre indisponible aux bactéries pathogènes). Des enzymes digestives (lipase, amylase) qui compensent l’immaturité digestive du nourrisson. Le facteur bifidus, un prébiotique qui favorise la colonisation de l’intestin du bébé par Lactobacillus bifidus, la bactérie protectrice. Le 2’-fucosyllactose (un oligosaccharide du lait humain lié au polymorphisme FUT2) nourrit sélectivement les bonnes bactéries intestinales du nourrisson.

Le lait maternel contient aussi deux fois plus de lactose que le lait de vache, ce qui est normal : le lactose est le carburant du cerveau du nourrisson, qui se développe à une vitesse vertigineuse pendant les premiers mois de vie. Aucune formule artificielle ne peut reproduire cette complexité. L’OMS recommande l’allaitement maternel exclusif pendant les six premiers mois7, puis l’allaitement prolongé avec diversification alimentaire jusqu’à deux ans ou plus.

L’alimentation de la mère allaitante

L’alimentation pendant l’allaitement doit être dense nutritionnellement. Les besoins en protéines sont de 1,4 grammes par kilo de poids corporel (légèrement supérieurs à la grossesse). Les poissons gras 3 fois par semaine (sardines, maquereaux, anchois) sont non négociables pour le DHA. Les légumes verts à chaque repas (folates, magnésium, calcium). Les graines de courge et de sésame quotidiennement (zinc). Les noix du Brésil (sélénium). Les huiles vierges première pression à froid (olive, colza, noix). Les œufs bio (choline, vitamines B, protéines complètes). Le foie de veau une fois par semaine (B12, fer héminique, vitamine A).

Ce qu’il faut éviter : l’alcool (qui passe dans le lait), le café en excès (qui agite le bébé), les poissons prédateurs (mercure), le tabac, et surtout les aliments ultra-transformés riches en acides gras trans qui polluent la composition lipidique du lait. Les médicaments passent aussi dans le lait : toute prise médicamenteuse doit être validée avec le médecin ou le pharmacien via le site du CRAT (Centre de Référence sur les Agents Tératogènes).

Le Dr Cousens ajoute les super-aliments de l’allaitement : la spiruline (protéines, fer, B12, chlorophylle), la chlorella (chélation des métaux lourds), le pollen frais (antioxydant, vitamines B), les jus d’herbe de blé (enzymes, chlorophylle). Avec une prudence absolue pour le manganèse : il est toxique pour le cerveau immature du nourrisson et ne doit jamais être supplémenté pendant l’allaitement. Et la vitamine B6 à plus de 200 mg par jour stoppe la lactation, ce qui est un piège pour les mères qui en prennent pour l’humeur.

Ce que la naturopathie ne fait pas

La naturopathie soutient l’allaitement. Elle ne remplace pas les consultantes en lactation (IBCLC) pour les problèmes de mise au sein, les crevasses, les mastites, les freinS de langue ou les difficultés de succion. Une mastite fébrile nécessite une consultation médicale urgente (risque d’abcès). Les médicaments galactogènes (dompéridone) relèvent de la prescription médicale.

La dépression post-partum sévère (idées noires, incapacité à s’occuper du bébé, anxiété paralysante) nécessite un accompagnement psychiatrique et ne doit pas être traitée uniquement par la naturopathie. Le bilan thyroïdien (TSH, T3L, T4L, anti-TPO) est indispensable pour éliminer une thyroïdite post-partum avant de poser le diagnostic de dépression.

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L’allaitement est un don. Mais un don exige des réserves. Nourrir son enfant avec son propre corps est un acte d’une générosité biologique extraordinaire. Et cette générosité mérite d’être soutenue, accompagnée, nourrie en retour. La mère qui allaite n’est pas une machine à lait. C’est un être humain qui a besoin qu’on prenne soin d’elle pour qu’elle puisse prendre soin de son enfant.

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Références scientifiques


Pour aller plus loin

Sources

  • Curtay, Jean-Paul. Nutrithérapie : bases scientifiques et pratique médicale. Testez Éditions, 2008.
  • Cousens, Gabriel. Conscious Eating. North Atlantic Books, 2000.
  • Walker, Matthew. Why We Sleep. Scribner, 2017.
  • OMS. “Recommandations relatives à l’allaitement maternel.” Organisation Mondiale de la Santé, 2003.

« Nourrir un enfant, c’est lui transmettre la vie. Mais pour transmettre, il faut avoir. » Robert Masson

Footnotes

  1. Neville, M.C. et al., “Studies in human lactation: milk volumes in lactating women during the onset of lactation and full lactation,” The American Journal of Clinical Nutrition 48, no. 6 (1988): 1375-1386. PMID: 3202087.

  2. King, J.C., “Physiology of pregnancy and nutrient metabolism,” The American Journal of Clinical Nutrition 71, no. 5 suppl (2000): 1218S-1225S. PMID: 10799394.

  3. Stagnaro-Green, A., “Approach to the patient with postpartum thyroiditis,” The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism 97, no. 2 (2012): 334-342. PMID: 22312089.

  4. Innis, S.M., “Dietary omega 3 fatty acids and the developing brain,” Brain Research 1237 (2008): 35-43. PMID: 18789910.

  5. Craig-Schmidt, M.C., “World-wide consumption of trans fatty acids,” Atherosclerosis Supplements 7, no. 2 (2006): 1-4. PMID: 16713393.

  6. Burdge, G.C. and Calder, P.C., “Conversion of alpha-linolenic acid to longer-chain polyunsaturated fatty acids in human adults,” Reproduction, Nutrition, Development 45, no. 5 (2005): 581-597. PMID: 16188209.

  7. Kramer, M.S. and Kakuma, R., “Optimal duration of exclusive breastfeeding,” Cochrane Database of Systematic Reviews 2012, no. 8 (2012): CD003517. PMID: 22895934.

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Questions fréquentes

01 Quels compléments alimentaires prendre pendant l'allaitement ?

Les priorités sont les oméga-3 EPA/DHA (4 g/j, le DHA passe dans le lait maternel pour le cerveau du bébé), la vitamine D3 (2000-4000 UI/j, bébé et mère), le magnésium bisglycinate (300-400 mg/j), le zinc (15-25 mg/j), la vitamine B12 active (surtout si régime végétarien/végétalien), les folates (5-MTHF), le fer si la ferritine est basse (à distance du zinc). Éviter le manganèse (toxique pour le cerveau du nourrisson) et la vitamine B6 à plus de 200 mg/j (qui stoppe la lactation).

02 Comment augmenter la production de lait maternel naturellement ?

Les galactogènes naturels sont le fenugrec (le plus puissant, 3-4 gélules 3x/j), le fenouil (tisane ou graines), le cumin, l'anis vert et le chardon béni. La mise au sein fréquente (offre et demande), l'hydratation abondante (2-3 litres/j), le repos et le contact peau à peau sont les fondamentaux. Le stress est le premier ennemi de la lactation car il inhibe l'ocytocine.

03 Le lait maternel est-il vraiment supérieur au lait artificiel ?

Le lait maternel contient du DHA (pour le développement cérébral), des immunoglobulines (protection immunitaire), de l'interféron (antiviral), de la lactoferrine (antimicrobien), le facteur bifidus (qui favorise Lactobacillus bifidus dans l'intestin du bébé), des enzymes digestives et deux fois plus de lactose que le lait de vache. Aucune formule artificielle ne peut reproduire cette complexité. L'OMS recommande l'allaitement exclusif jusqu'à 6 mois.

04 Fatigue post-partum et allaitement : comment y faire face ?

La fatigue post-partum est multifactorielle : déplétion en fer (hémorragie de l'accouchement), en magnésium, en zinc, en vitamines B, en DHA, épuisement surrénalien (cortisol aplati après le stress de l'accouchement), dette de sommeil, chute hormonale. Le bilan biologique maternel post-partum est indispensable. La gemmothérapie (cassis pour les surrénales, figuier pour le sommeil) et la micronutrition ciblée permettent de récupérer plus rapidement.

05 Allaitement et alimentation : quels aliments éviter ?

Éviter l'alcool (passe dans le lait), le café en excès (agite le bébé), les poissons prédateurs (mercure), le tabac. Limiter les aliments qui peuvent donner un goût désagréable au lait (ail cru en excès, chou, asperges) bien que chaque bébé réagisse différemment. Les acides gras trans (produits industriels, margarines, viennoiseries) prennent la place des oméga-3 dans le lait et peuvent représenter jusqu'à 20 % des lipides du lait maternel si l'alimentation est industrielle.

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