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Épisode #1

L'endocrinopsychologie : entretien avec Jean Du Chazaud

Jean Du Chazaud, psychologue, disciple et héritier du Dr Jean Gautier, nous éclaire sur l'endocrinopsychologie : l'influence profonde de nos glandes endocrines sur notre psyché, nos émotions et notre comportement. Une discipline fascinante qui explore les quatre typologies glandulaires.

· 52 min

Transcription de l’entretien

Portrait de Jean Du Chazaud en entretien

François Benavente : Bonjour à tous. Aujourd’hui, j’ai la chance de rencontrer Jean Du Chazaud, une personne qui m’a énormément inspiré pour ma formation sur la thyroïde. On vous présente toujours des endocrinologues, des gens en blouse blanche, des spécialistes. Moi, aujourd’hui, j’aimerais vous présenter quelqu’un qui est plutôt un endocrinopsychologue. Jean Du Chazaud, bonjour.

Jean Du Chazaud : Bonjour François.

François Benavente : Pour ceux qui ne connaissent pas, est-ce que vous voulez nous présenter un petit peu votre discipline, brièvement ?

Jean Du Chazaud : Alors, endocrinopsychologie, c’est moi qui ai donné ce nom, il y a peut-être 35, 40 ans. Un nom un peu bizarre : endocrinopsychologie. C’est le nom que j’ai donné au contenu que m’a laissé le docteur Jean Gautier, dont je suis l’héritier et le disciple. Pourquoi endocrinopsychologie ? Parce que le docteur Jean Gautier a énormément travaillé la question des glandes endocrines. Il a surtout fait un travail non pas seulement de physiologie endocrinienne, mais un travail mixte, en démontrant l’immense influence des glandes, des hormones, sur notre psyché, sur l’âme spirituelle, disons-le franchement. Endocrinopsychologie, c’est pour moi l’idéal comme appellation : les glandes endocrines, c’est un peu long, et psychologie, parce que nous sommes des êtres spirituels. Nous avons une psyché, et de plus, la psyché commande le corps. Sinon, si c’est l’inverse, il y a un déterminisme et le corps déterminerait nos comportements, ce qui serait totalement à contre-courant du libre arbitre que nous constatons tous. Nous sommes libres, mais seulement relativement.

François Benavente : Pour les gens qui nous regardent, il y a ce livre, Ces glandes qui nous gouvernent, qui est, je pense, la première approche si vous voulez découvrir le monde de Jean Du Chazaud. Vous avez une sorte de synergie : l’ensemble de vos glandes, et Jean va me corriger si je dis quelque chose qui ne va pas, vos glandes doivent être vues un petit peu comme un orchestre avec une symphonie, où vous avez des instruments qui jouent de manière plus ou moins haute suivant les types de personnes. Et ces glandes auront un impact sur votre manière de penser, mais pas sur votre personnalité, pas sur votre libre arbitre. Une influence, telle que les gens qui me regardent et qui connaissent mon travail le savent : on est vraiment axé sur le glandulaire, et notamment sur la thyroïde.

J’ai toujours l’habitude de dire : vous n’avez pas de gens qui viennent en consultation pour des problèmes de thyroïde avec des mains de carreleur ou de maçon, ou avec un profil d’ingénieur. C’est plutôt rare. Et c’est grâce aux travaux de Jean Du Chazaud que j’avais pu faire cette conclusion personnelle. Qu’en pensez-vous ?

Jean Du Chazaud : Exactement. Nous avons des influences glandulaires non seulement sur la psyché, comme je viens de le dire, mais aussi sur le physique, sur la forme corporelle, sur la taille, sur beaucoup de choses d’ordre physiologique et somatique. Les typologies glandulaires que Gautier a découvertes, il y en a quatre principales : l’hypophysaire, le thyroïdien, le surrénalien, et le génital. Vaste sujet, peut-être qu’on l’abordera.

Ces influences glandulaires font que, comme vous le disiez très bien, un thyroïdien a des mains fines et élancées avec les doigts élancés. Et si on voit un thyroïdien avec des mains de batteur, ce qui peut exister, cela voudrait dire que l’apparence thyroïdienne qu’il peut avoir par la taille longiligne, assez grand, 1m80 et un peu davantage, mais pas plus, parce qu’après on a l’hypophysaire qui fait jusqu’à 1m95 et cetera. Tout est cadré.

Mais les typologies, attention, elles existent. Gautier les a vraiment démontrées. Mais ces types sont théoriques, puisqu’il a décrit l’influence d’une glande si le sujet ne portait en lui que cette glande. Ces types sont donc exacts mais théoriques : ils n’existent pas en fait, parce que nous sommes tous des mélanges de quatre glandes endocrines.

Alors, pour revenir à ce thyroïdien qui a des mains de batteur, c’est qu’il aurait une influence surrénalienne somatique particulièrement forte. Le thyroïdien est quelqu’un d’hyperémotionnel, schématiquement, et au contraire, le surrénalien a des émotions beaucoup moins fortes et vives. En revanche, il a de l’agressivité, un esprit plutôt matérialiste. À partir de ces influences endocriniennes somatiques, on peut déduire le caractère psychologique.


Le type hypophysaire

Jean Du Chazaud : L’hypophysaire, si vous voulez, sur le plan général : ce sont des calculateurs, parce que le docteur Gautier a bien établi que l’hypophyse est la glande du calcul. Comment a-t-il fait pour le découvrir ? C’est tout simple, mais il fallait y penser, parce qu’il a été le seul à le dire et à l’affirmer. Quand on considère les règles, 28 jours : comment une femme peut-elle avoir tous les 28 jours ce déclenchement particulier ? Comme nous savons depuis avant la guerre que tout le tractus génital féminin dépend de l’hypophyse, qui est une grande horloge, qui déclenche des phénomènes à temps compté, comme la fin des règles, la fin de la gestation à 9 mois, l’ocytocine, l’âge de la puberté. Il y a la première puberté au 8e jour, la deuxième puberté vers 11, 12 ans, c’est l’hypophyse.

Puisqu’on sait que l’hypophyse est à l’origine de ce déclenchement, elle calcule un temps. C’est comme un poste radio, un réveil-matin que je programme à 7h du matin : à 7h, ça sonne. Pareillement, l’hypophyse déclenche un mécanisme après avoir calculé un temps donné : 28 jours, et clac. Alors Gautier dit : pourquoi ce qui serait quelque chose de somatique, de physiologique, ne serait pas également à l’origine d’une capacité de calcul psychiquement ? Il a réfléchi, trouvé ça d’une logique parfaite, il a contrôlé, il a vérifié. L’hypophyse est la glande de notre capacité de calcul.

D’où le fait que les hypophysaires, quand ils sont dominants dans leur typologie, sont des gens scientifiques, rationnels, vérificateurs, analytiques, qui utilisent le principe de cause à effet. L’hypophysaire calcule tout, rationalise tout, vérifie tout, mesure tout. Mais l’homme est un objet tellement particulier, un ensemble en équilibre : si on ne le sait pas, on l’analyse, on le parcellise, on ne comprend pas. Un tout n’est pas égal à la somme de ses parties. L’hypophysaire ne considère comme vrai que ce qui se mesure. Or la psychologie, ça ne se mesure pas, ça s’appréhende autrement.

François Benavente : Pour que les gens puissent se situer, l’hypophysaire, ce sont généralement des professions de type ingénieur, pilote, navigateur, professeurs de mathématiques, logiciens. Même pour ce qui est littéraire, il faut une bonne hypophyse pour faire Normale Sup Lettres par exemple.

Jean Du Chazaud : C’est donc thyroïdien puisque la littérature, l’imaginaire, la capacité d’écrire des romans est vraiment d’origine thyroïdienne, mais avec une hypophyse capable d’analyser les sentiments, les contenus. Il y a une hypophyse nécessaire quand on veut atteindre un certain niveau qualitatif intellectuel.

François Benavente : Moi, ce que j’ai remarqué, c’est que les clients que j’ai eus avec vraiment une dominance hypophysaire, dans ma communication, j’ai eu besoin de tout rationaliser, tout expliquer. Pour mener à bien ma consultation avec ces gens-là, je devais leur expliquer, études à l’appui, ce qui était arrivé dans la conjonction des symptômes qui a amené à cette pathologie. C’est comme ça que j’ai réussi à les persuader. J’ai aussi remarqué que souvent, dans la conjonction des pathologies, on retrouvait régulièrement des problèmes de balance oxydative. Ce sont des gens qui sont très « dans la tête », qui réfléchissent beaucoup, et qui développent des problèmes cardiovasculaires ou d’autres pathologies assez graves comme Alzheimer.


Le type thyroïdien

Les quatre glandes endocrines principales

Jean Du Chazaud : Le thyroïdien est quelqu’un d’émotionnel, essentiellement. Qui dit émotionnel dit adaptation. L’émotion procède de l’adaptation, car si quelqu’un ne s’adapte pas bien, c’est qu’il n’a pas une émotion suffisante. L’adaptation, c’est la conformité de notre nature à la réalité : on se conforme, on s’adapte à une situation, et pour cela il faut changer. Une pierre ne s’adapte pas. Nous, nous nous adaptons, et la glande de l’adaptation, c’est la thyroïde.

C’est elle qui nous fait changer. Voilà pourquoi le type thyroïdien est toujours changeant. Mais il faut des régulations, sinon ils sont instables : instables en amour, instables dans le métier, ils veulent toujours voyager, changer d’air, changer de situation. Le thyroïdien a plein de qualités intellectuelles, d’intuition, d’adaptation. Mais il a aussi des défauts : la superficialité, l’instabilité, la dispersion. Ils ont de l’orgueil, un moi très développé.

Si trois personnes sont rassemblées : un hypophysaire, un génital et un thyroïdien. L’hypophysaire va démontrer quelque chose, il aime bien parler, tout vient harmonieusement parce qu’il a une logique interne. Le thyroïdien, lui, va dire : « Moi, justement, moi, je… » Il ramène à lui, il est sa propre référence. Le génital, en revanche, qui est un caractère beaucoup plus généreux, plus stable, va s’intéresser à l’autre : « Et vous, dans quel cas ? » Voyez l’ego développé chez le thyroïdien.

Sur le plan intellectuel, les thyroïdiens sont brillants quand ils sont bien équilibrés. Il y a aussi cette tendance à l’irritation : le thyroïdien s’irrite au quart de tour. C’est un être intéressant par sa vivacité, son adaptation. C’est un bon comédien : il parle bien, avec des gestes, il persuade. L’hypophysaire, lui, ne persuade pas par les gestes mais par sa démonstration orale.

François Benavente : Moi, j’ai remarqué aussi que les thyroïdiens sont très portés sur le monde intérieur : la décoration de leur maison, le goût vestimentaire. Ce sont des gens qui restent beaucoup chez eux et qui mettent beaucoup d’importance dans la décoration, le goût. Alors que l’hypophysaire, je disais toujours que les pilotes, pour aller d’un point A à un point B, c’était très bon, mais pour aligner une chemise et un pantalon de la même couleur, on les perdait tout de suite. L’hypophysaire, c’est la personne qui, à l’étranger, cherche le meilleur burger de la ville. Alors qu’à l’inverse, le thyroïdien allait vous trouver le petit restaurant local très sympa.


L’antagonisme thyroïde / surrénale

Jean Du Chazaud : Il y a un antagonisme entre la thyroïde et la surrénale, permanent. Mais qui dit antagonisme dans l’équilibre glandulaire dit aussi synergie : les deux s’opposent mais sont synergiques aussi. Cette synergie se voit dans beaucoup de domaines. Par exemple, la tension artérielle : la thyroïde fait une vasodilatation, diminue la pression, et la surrénale fait le contraire, une vasoconstriction, elle augmente la pression sanguine.

C’est également vrai pour la sensibilité : la sensibilité est essentiellement thyroïdienne. L’opposition entre les deux se voit aussi dans le fait que la surrénale enlève la sensibilité. Vous ne verrez pas un thyroïdien prendre la clôture électrique dans un champ comme fait le surrénalien, qui ne sent rien. Le thyroïdien craint énormément le courant électrique, alors que le surrénalien y est quasi indifférent.

Pour le tonus musculaire : la thyroïde agit sur la fibre musculaire en apportant l’oxygène, c’est une glande d’oxygénation, de catalyse. Elle vient oxyder le sucre, le glucose de la fibre, qui donne de l’acide lactique. La surrénale intervient pour éliminer l’acide lactique, la courbature, la douleur. Pour qu’un effort musculaire continue, il faut absolument ces deux hormones : l’une qui oxyde et l’autre qui désoxyde.

La température : notre température interne de 37 degrés en moyenne, comment est-ce possible ? L’oxydation cellulaire réchauffe les tissus, et la surrénale intervient pour que se continue cette oxydation en enlevant l’excès d’oxygène. Lors de la fièvre, quand il y a nécessité de se défendre contre les bactéries, la surrénale se tait, elle n’intervient pas et laisse monter en puissance la thyroïde avec le principe iodé, la chaleur qui tue les bactéries et les microbes.


Le type surrénalien

Jean Du Chazaud : Le surrénalien, moi je l’aime. Mais il ne faut pas qu’il soit trop typé, trop dominant, parce qu’il a quand même des défauts majeurs. C’est quelqu’un qui est très peu spirituel sur le plan schématique. C’est un matérialiste, un agressif, un hypersexuel. Il aime le matériel, il a peu de propension à manier les idées, il n’a pas d’idéal.

Il a beaucoup de mémoire, parfois une mémoire de capharnaüm. Si un surrénalien arrive à être universitaire, on pourrait dire avec un petit peu de méchanceté qu’il a acquis ses capacités et ses diplômes par la mémoire : il a tellement enregistré, il a tellement de capacité de tout retenir qu’il arrive à passer des concours très bien. C’est un disque dur. Le côté purement intellectuel, le côté découvreur, le côté qualitatif de l’intelligence, chez lui, est plus problématique.

François Benavente : Pourquoi je les aime bien, c’est qu’ils ont une intelligence pragmatique et manuelle. Ce sont nos artisans : des gens capables de suivre étape 1, étape 2, étape 3, très pragmatiques. Et je trouve qu’ils créent un contrepoids à la thyroïde. C’est-à-dire que mes profils thyroïdiens, je leur demande vraiment parfois de s’inspirer de ce profil surrénalien. Je leur dis : mettez les mains dans la terre, allez faire du jardin, faites des murs de pierre sèche. La théorie des contraires d’Hippocrate : on n’a jamais de gens avec un profil d’artisan qui viennent pour des problèmes de thyroïde. Jamais. 400 clients, deux ans, pour les problèmes de thyroïde uniquement : jamais ce type de profil. C’est grâce à vos travaux, ça.

Jean Du Chazaud : Il y a un antagonisme entre la thyroïde et la surrénale, de toute façon, un antagonisme permanent. Mais qui dit antagonisme dans l’équilibre glandulaire dit aussi synergie.


Le type génital interstitiel

Jean Du Chazaud : C’est le top du top si vous voulez. La génitale, c’est un grand chapitre du docteur Jean Gautier. La génitale a deux parties, et on s’est trompé depuis tellement de décennies sur la finalité de cette glande endocrine. Testostérone chez l’homme, folliculine chez la femme : ces deux parties glandulaires sont en opposition, et on a confondu les deux dans la physiologie humaine depuis très longtemps.

On a fait une confusion en disant « la glande sexuelle ». Mais il y a la glande reproductrice, qui est la glande de notre sexualité, celle qui met en oeuvre les gamètes, et une glande endocrine. Figurez-vous que la glande endocrine dite sexuelle est antisexuelle. Ce sont des découvertes sensationnelles du docteur Gautier. Une glande sexuelle qui est antisexuelle, il y a un problème quelque part, n’est-ce pas ?

Gautier prend l’exemple du rut chez l’animal. Pendant le rut, on a une hypertrophie des canalicules séminifères qui fabriquent les spermatozoïdes, et on s’aperçoit au microscope que les cellules de Leydig, dans les interstices des canaux séminifères, ont disparu. La glande interstitielle hormonale, chez l’animal, est la glande qui arrête le rut. Des vétérinaires avaient observé cela au début du 20e siècle. Ils ont été très étonnés mais n’ont pas compris.

Alors qu’est-ce qu’elle est, cette glande ? C’est la glande de notre équilibre glandulaire. Cela veut dire que trois glandes fonctionnent dès le 3e mois foetal : l’hypophyse, la thyroïde et les surrénales. Quand l’enfant vient au monde, il lui manque une glande : la génitale. Une période très étonnante intervient, qui n’est pas comprise : vers le 8e jour, il y a une tuméfaction des organes génitaux du petit nourrisson, une stimulation de cette glande génitale pour la mettre à niveau des trois autres. C’est la première puberté.

La glande génitale interstitielle est la glande qui nous donne notre volonté, notre altruisme, notre sens moral, notre finalité morale et physique. C’est la seule glande qui continue de se développer à un âge très avancé, alors que les autres diminuent passé un certain âge.

François Benavente : Qu’est-ce qui la rend si particulière ?

Jean Du Chazaud : Elle est la condition d’exercice de nos facultés les plus éminentes : la volonté, le contrôle de nous-mêmes, l’esprit de synthèse, le sens moral, l’altruisme, la capacité d’amour. Aimer quelqu’un, c’est être capable de dominer son ego. En philosophie, on dit qu’aimer, c’est vouloir le bien de l’autre. Donc on ne peut pas aimer sans volonté. Et la volonté est conditionnée par la glande endocrine génitale.

Si on a une atrophie de cette glande, c’est le cas des malades mentaux : nous n’avons plus aucun pouvoir d’exercer cette capacité volontaire. La volonté, qui est une faculté purement de l’esprit, est tout de même conditionnée par quelque chose dans le corps. Le corps n’est pas la cause : la génitale n’est pas la cause de cette capacité, mais elle en est la condition absolument nécessaire.

Tous les grands malades mentaux sont, sans exception, privés de volonté, de sens moral, d’altruisme, d’attention et de capacités élémentaires de synthèse. Et il se trouve que ces qualités sont celles-là mêmes que procure le conditionnement de la génitale interstitielle. Des recherches faites au début du 20e siècle l’ont confirmé. Kraepelin, le grand psychiatre allemand mort en 1926, disait : la schizophrénie, je me demande dans quelle mesure elle ne viendrait pas d’une perturbation grave de la glande interstitielle. Le professeur Maurice Dide, neuropsychiatre des années 1920, confirmait cette intuition.


L’équilibre, condition du libre arbitre

La balance de l'équilibre glandulaire

François Benavente : Je dis toujours aux personnes : si on prend de la hauteur, nos hormones ne sont là que pour adapter notre physiologie intérieure à un environnement extérieur. Aujourd’hui vous avez cette dominance surrénalienne, ou thyroïdienne, ou hypophysaire. Peut-être qu’il n’est pas trop tard pour tendre un peu plus vers ce que vous n’avez pas. En consultation, c’est la loi du contraire d’Hippocrate : ce que vous n’avez pas, c’est ce dont vous avez besoin. Le thyroïdien ne doit pas être plus thyroïdien, à l’inverse, il doit arrondir cet équilibre.

Jean Du Chazaud : Je corrigerais légèrement. La génitale interstitielle est le principe universel de régulation. C’est elle qui qu’il faut viser par la vie qu’on mène. La vie commande les glandes, c’est le principe fondamental. L’hypophyse, même si elle manque, peut être stimulée par la génitale interstitielle, par le biais de notre volonté. La génitale est une glande qui est mise en action par le libre arbitre et par la volonté. Il n’y a pas de volonté sans libre arbitre, et pas de libre arbitre sans volonté. La volonté est le moyen de conserver notre liberté.

François Benavente : J’aime bien cette dernière phrase, et je pense que je vais conclure là-dessus. Merci beaucoup, Jean Du Chazaud. Je mets en avant vos ouvrages : La thyroïde et le mystère des émotions, Ces glandes qui nous gouvernent, de Jean Du Chazaud, aux Éditions Exuvie. Allez voir également le site de Monsieur Jean Du Chazaud si vous voulez en apprendre plus sur cette discipline qui mérite vraiment sa place dans l’ensemble des disciplines naturelles de médecine et autres, et même pour votre culture personnelle.