Elle s’appelle Camille, elle a 31 ans, et quand elle s’est assise en face de moi pour la première fois, elle m’a dit quelque chose que j’ai entendu des dizaines de fois : « On m’a mise sous pilule à 16 ans pour les douleurs, et personne ne m’a jamais expliqué pourquoi j’avais mal. » Quinze ans de contraception hormonale. Et quand elle a arrêté pour un projet de grossesse, tout s’est effondré. Douleurs pelviennes permanentes, règles hémorragiques, fatigue écrasante. Diagnostic : endométriose stade III. On lui a proposé une cœlioscopie et un retour sous pilule. Aucune explication sur le terrain. Aucune piste nutritionnelle. Aucun mot sur le foie, l’intestin, les carences.
L’endométriose touche une femme sur dix en âge de procréer. Le retard diagnostique moyen est de sept ans. Sept ans de douleurs banalisées, d’errance médicale, de « c’est dans la tête ». C’est une maladie dans laquelle du tissu endométrial migre et s’implante en dehors de l’utérus, sur les ovaires, le péritoine, les ligaments utérosacrés, parfois la vessie ou le rectum. Ce tissu ectopique réagit aux fluctuations hormonales du cycle, provoquant inflammation, adhérences et douleurs chroniques.
« Ne tuez pas les moustiques, asséchez le marécage. » Pierre-Valentin Marchesseau
La médecine conventionnelle traite l’endométriose par la suppression hormonale (pilule, GnRH) ou la chirurgie. Ce sont des outils indispensables dans certains cas. Mais ils ne répondent pas à la question fondamentale : pourquoi ce terrain s’est-il installé ? La naturopathie ne prétend pas guérir l’endométriose. Elle propose de comprendre et d’agir sur les racines du déséquilibre. Et quand on commence à creuser, on découvre que cette maladie est le carrefour de plusieurs dérèglements que la naturopathie sait accompagner.
Ce qu’on ne te dit pas sur l’endométriose
L’endométriose n’est pas un problème local. Ce n’est pas « juste » du tissu au mauvais endroit. C’est une maladie du terrain, au sens où Marchesseau l’entendait. Un terrain encrassé, inflammatoire, hormonalement déséquilibré, carencé en micronutriments, stressé nerveusement. Les implants endométriaux sont la conséquence visible d’un déséquilibre global. Et ce déséquilibre a des racines identifiables.
La théorie du reflux menstruel (théorie de Sampson) explique que du sang menstruel remonte par les trompes vers la cavité abdominale. Mais 90 % des femmes ont ce reflux1, et seulement 10 % développent une endométriose. Ce n’est donc pas le reflux le problème. C’est le terrain qui permet à ces cellules de survivre, de s’implanter, de proliférer. Un système immunitaire fonctionnel détruit ces cellules ectopiques. Un terrain sain ne les laisse pas s’installer.
Cinq racines alimentent ce terrain : la dominance œstrogénique, la dysbiose intestinale, la congestion hépatique, le stress chronique via le diencéphale, et les carences micronutritionnelles. Tout est lié. Et tout peut être amélioré. L’endométriose et le SOPK partagent d’ailleurs un terrain de dominance œstrogénique, et les mycoses vaginales récurrentes signalent souvent la même dysbiose sous-jacente.
Les trois racines hormonales et digestives
La première racine, c’est la dominance œstrogénique. Comme je l’explique dans l’article sur les règles douloureuses, dominance ne signifie pas excès. C’est un déséquilibre du ratio œstrogènes/progestérone. Et dans l’endométriose, ce ratio est presque toujours perturbé. Les implants endométriaux eux-mêmes produisent de l’aromatase, une enzyme qui convertit les androgènes en œstrogènes localement2. Ils créent donc leur propre carburant. Un cercle vicieux auto-entretenu.
Hertoghe le souligne dans The Hormone Handbook : quand la progestérone est insuffisante, l’endomètre se développe sous l’influence non contrebalancée des œstrogènes. Et dans l’endométriose, les tissus ectopiques suivent la même logique. L’objectif naturopathique est clair : réduire la charge œstrogénique globale et soutenir la production de progestérone.
La deuxième racine, c’est la dysbiose intestinale. L’intestin joue un rôle central dans le métabolisme des œstrogènes, via ce qu’on appelle l’estrobolome. C’est l’ensemble des bactéries capables de produire la bêta-glucuronidase, une enzyme qui déconjugue les œstrogènes que le foie avait préparés pour l’élimination3. Résultat : au lieu d’être évacués dans les selles, les œstrogènes sont réabsorbés dans la circulation. La dysbiose augmente la charge œstrogénique sans qu’on ait consommé un seul perturbateur endocrinien.
La candidose intestinale aggrave le tableau. Le Candida albicans fragilise les jonctions serrées de l’épithélium intestinal, créant une perméabilité intestinale qui laisse passer des macromolécules pro-inflammatoires. Il capture le magnésium via la production de tricarballylate. Et il entretient une inflammation muqueuse chronique qui épuise le système immunitaire, ce même système qui devrait détruire les cellules endométriales ectopiques.
La troisième racine, c’est la congestion hépatique. Le foie est l’organe central de la détoxification des œstrogènes. Les cytochromes P450 (CYP1A1, CYP1B1, CYP3A4) métabolisent les œstrogènes en différents métabolites. Les métabolites 2-OH sont protecteurs. Les métabolites 16-alpha-OH et 4-OH sont pro-inflammatoires et potentiellement génotoxiques. Pour orienter vers la voie protectrice 2-OH, le foie a besoin de crucifères (indole-3-carbinol, sulforaphane), de B6, de magnésium et de méthylation efficace (B9, B12, bétaïne).
Quand le foie est surchargé par les xénoœstrogènes (pesticides, plastiques, cosmétiques conventionnels), l’alcool, les médicaments, les aliments ultra-transformés, sa capacité de détoxification s’effondre. Les œstrogènes s’accumulent. La dominance s’installe. Et comme le foie produit aussi la bile nécessaire à l’élimination intestinale de ces métabolites, une congestion hépatique signifie aussi une moindre production de bile, ce qui ralentit le transit et favorise la réabsorption.
Le lien avec la thyroïde est direct. L’hypothyroïdie ralentit le métabolisme hépatique, diminue la production de bile, et favorise la dominance œstrogénique. Inversement, l’excès d’œstrogènes augmente la TBG (thyroxin-binding globulin), ce qui réduit les hormones thyroïdiennes libres. L’interaction entre thyroïde, œstrogènes et progestérone est un axe central de l’accompagnement de l’endométriose. C’est un cercle vicieux que le protocole BHV en accompagnement grossesse et endométriose prend systématiquement en charge.
Le stress et le diencéphale
Marchesseau plaçait le diencéphale au sommet de sa hiérarchie physiologique. Cette région du cerveau, qui comprend l’hypothalamus et le thalamus, coordonne le système nerveux autonome, le système endocrinien et le système immunitaire. Trois systèmes directement impliqués dans l’endométriose.
Le stress chronique active l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe HHS). Les surrénales produisent du cortisol en excès. Et le cortisol et la progestérone partagent un précurseur commun : la prégnénolone. C’est le fameux « vol de prégnénolone ». Quand l’organisme est en mode survie, la prégnénolone est détournée vers la production de cortisol au détriment de la progestérone. La dominance œstrogénique s’aggrave sans que les ovaires aient changé quoi que ce soit.
Le protocole BHV que j’utilise en consultation insiste sur ce point : libérer le diencéphale et ses annexes nerveuses est la deuxième étape du protocole, avant même d’ouvrir les émonctoires. Relaxer, c’est déconnecter le cortex du diencéphale. Réanimer, c’est relancer la vitalité nerveuse. Recharger, c’est enrichir en énergie les plexus nerveux par des actions vitalogènes quotidiennes. Paul Carton le résumait : « L’hygiéniste se fait ministre de l’énergie vitale. »
Le stress chronique a aussi un effet immunosuppresseur paradoxal. Le cortisol élevé diminue l’activité des cellules NK (natural killer)4, celles-là même qui devraient nettoyer les cellules endométriales ectopiques. Une femme stressée chroniquement a donc un système immunitaire moins capable d’empêcher l’implantation des cellules endométriales migrantes5.
Pilier 1 : assécher les surcharges
Le BHV d’accompagnement endométriose commence par l’alimentation. Pas un régime. Une réforme en profondeur, adaptée à la chronobiologie.
Le matin, l’organisme a besoin de protéines et de graisses de qualité pour synthétiser neurotransmetteurs et hormones. C’est la fenêtre anabolique. Oeufs biologiques, petits poissons gras (sardines, maquereaux), oléagineux (noix, amandes), avocat. Protéines cibles : 1,2 g par kg de poids corporel par jour, réparties sur les repas du matin et du midi.
Le soir, on allège. Légumes cuits, soupes, protéines légères si besoin. On ne surcharge pas la digestion nocturne, qui est le moment où le foie travaille sur la détoxification hormonale.
Les féculents non encrassants remplacent le pain blanc, les pâtes et les céréales raffinées : patate douce, châtaigne, quinoa, sarrasin, légumineuses bien trempées. Comme le disait Paul Carton, « chaque digestion est une bataille ». On ne dépasse pas les capacités digestives.
Les évictions prioritaires : gluten (perméabilité intestinale), produits laitiers conventionnels (xénoœstrogènes, caséine pro-inflammatoire), sucre raffiné (insulinorésistance, candidose), alcool (surcharge hépatique), soja non fermenté (phytoœstrogènes en excès chez les femmes en dominance), huiles de tournesol et de maïs (excès oméga-6). On remplace par l’huile d’olive en cuisson, l’huile de lin ou de cameline en assaisonnement. On intègre les crucifères quotidiennement : brocoli, chou kale, roquette, chou-fleur, radis. Les pousses de brocoli sont les plus concentrées en sulforaphane.
La décoction gingembre-romarin du matin, que je prescris systématiquement, cumule un effet hépatoprotecteur, cholagogue et anti-inflammatoire. Le gingembre inhibe les COX-2 avec la même efficacité que l’ibuprofène dans les études cliniques sur la dysménorrhée6, sans détruire la muqueuse gastrique.
Pilier 2 : ouvrir les émonctoires
Le foie d’abord. La bouillotte chaude sur l’hypocondre droit chaque soir, 20 minutes, est le geste le plus simple et le plus puissant. Le cataplasme d’huile de ricin peut aussi être appliqué en alternance. Ils activent la circulation hépatique, favorisent la production de bile, et accélèrent la détoxification des œstrogènes. Le romarin (1,8-cinéole) et le gingembre en décoction soutiennent les enzymes de phase I et II. Les crucifères fournissent les cofacteurs de la phase II (sulforaphane, I3C, DIM).
« Le bain d’eau chaude est le plus ancien des remèdes et le plus souvent oublié. Il décongestionne, il revascularise, il répare. » Dr Alexandre Salmanoff
Salmanoff plaçait les capillaires au centre de sa physiologie. Les bains hyperthermiques (38-40°C, 15 minutes), les saunas infrarouges (2 fois par mois) et les bains au sel d’Epsom (magnésium transcutané) ouvrent les émonctoires cutanés. La peau est le plus grand organe d’élimination. Les toxines lipophiles, dont les xénoœstrogènes, sont éliminées par la sueur.
Les reins : eau peu minéralisée (Mont Roucous, Volvic), 1,5 litre par jour entre les repas. Légumes à tropisme diurétique : poireaux, céleri, asperges, fenouil. La cure de printemps classique intègre ces drainages.
L’intestin enfin. Sans un transit régulier, les œstrogènes conjugués par le foie et excrétés dans la bile sont réabsorbés. La constipation est l’ennemie de toute femme en dominance œstrogénique. Fibres solubles (graines de lin moulues, psyllium), probiotiques ciblés (Lactobacillus acidophilus, Bifidobacterium longum), et traitement de la candidose si présente. Le magnésium bisglycinate, en plus de ses effets sur la delta-6-désaturase, a un léger effet laxatif qui aide à maintenir un transit quotidien.
Pilier 3 : recharger le terrain
Les carences micronutritionnelles sont systématiques dans l’endométriose. Curtay l’a démontré pour la population générale : 80 % des femmes manquent de magnésium, 100 % ne couvrent pas leurs besoins en zinc par l’alimentation. Chez une femme atteinte d’endométriose, avec une inflammation chronique, une dysbiose et un stress permanent, les déficits sont encore plus marqués.
Le magnésium (bisglycinate ou malate, 300-400 mg/jour) : myorelaxant utérin, cofacteur de la delta-6-désaturase, anti-stress, soutien surrénalien. Le zinc (bisglycinate, 15-25 mg/jour) : cofacteur de la delta-6-désaturase, modulateur immunitaire, anti-inflammatoire. La vitamine B6 sous forme P5P (50 mg/jour) : cofacteur de la delta-6-désaturase, impliquée dans le métabolisme hépatique des œstrogènes et la synthèse de progestérone.
Le sélénium (100 mcg/jour) : essentiel pour la conversion thyroïdienne T4 vers T3 et pour la glutathion peroxydase, enzyme antioxydante majeure. Les oméga-3 EPA/DHA (2 à 3 g/jour) : précurseurs des prostaglandines anti-inflammatoires PGE3 et des résolvines. La vitamine D3 (2 000 à 4 000 UI/jour) : immunomodulatrice, anti-inflammatoire, précurseur du glutathion.
L’huile de bourrache (500 mg de GLA par jour) est un apport spécifique pour l’endométriose. Le GLA (acide gamma-linolénique) est le précurseur direct de la PGE1, prostaglandine anti-inflammatoire et antispasmodique. Combinée aux oméga-3, elle rééquilibre la balance prostaglandinique qui est au coeur de la douleur endométriosique.
Le Quinton isotonique (plasma marin) apporte les 78 oligoéléments dans des proportions proches du milieu intérieur. C’est un reminéralisant global que j’utilise systématiquement en cure de 3 mois.
Pour la phytothérapie, le protocole par phase du cycle de Rina Nissim, que je détaille dans l’article sur les règles douloureuses, s’applique pleinement. En phase folliculaire : cassis, framboisier, prêle, ronces. En phase lutéale : grémil, alchémille, achillée, gattilier. L’alchémille est la plante progestérone-like par excellence. Le gattilier (Vitex agnus-castus) agit sur l’axe hypothalamo-hypophysaire en favorisant la sécrétion de LH7. Le grémil freine la production excessive d’œstrogènes.
En complément, la crème à base de progestérone naturelle (Wild Yam, diosgénine) appliquée en phase lutéale sur les zones à peau fine (intérieur des poignets, derrière les oreilles) peut soutenir l’équilibre hormonal. Cet usage doit être supervisé par un professionnel formé.
Tu veux évaluer ton terrain hormonal ? Le test cortisol de Hertoghe identifie un épuisement surrénalien, et le questionnaire magnésium détecte une carence fréquente dans l’endométriose.
Ce que la naturopathie ne peut pas faire
Je tiens à être clair, parce que l’honnêteté est la base de toute relation de confiance. L’endométriose est une maladie chronique qui nécessite un diagnostic médical précis. L’échographie pelvienne endovaginale, l’IRM et la cœlioscopie sont des outils diagnostiques indispensables que la naturopathie ne remplace pas.
L’endométriose profonde (stade III-IV) avec atteinte digestive, vésicale ou urétérale peut nécessiter une intervention chirurgicale. Les endométriomes ovariens volumineux (kystes « chocolat ») doivent être surveillés. L’adénomyose, souvent associée, nécessite un suivi gynécologique spécifique.
Quand consulter en urgence : douleurs pelviennes aiguës inhabituelles, saignements abondants non contrôlés, fièvre associée à des douleurs pelviennes, douleurs à la miction ou à la défécation avec sang.
La naturopathie accompagne. Elle soutient. Elle améliore le terrain. Elle réduit l’inflammation, rééquilibre les hormones, restaure l’intestin, décharge le foie, comble les carences. Les résultats rapportés par Rina Nissim dans ses cas d’endométriose sont éloquents : réduction progressive des douleurs cycle après cycle. Mais elle ne se substitue pas à la médecine quand c’est nécessaire.
Je repense à Camille. Après six mois de protocole naturopathique en parallèle de son suivi gynécologique, ses douleurs pelviennes avaient diminué de 70 %. Son transit s’était normalisé. Sa fatigue avait disparu. Son bilan hormonal montrait un ratio œstrogènes/progestérone nettement amélioré. Elle n’a pas guéri de son endométriose. Mais elle a retrouvé une vie. Et c’est exactement ce que la naturopathie peut offrir.
Pour soutenir le protocole, un extracteur de jus Hurom permet de préparer des jus anti-inflammatoires concentrés en antioxydants (-20% avec le code francoisbenavente20). Sunday Natural propose des oméga-3, du magnésium et des extraits de curcuma de qualité pharmaceutique (-10% avec le code FRANCOIS10). Le tapis de grounding Inalterra réduit l’inflammation nocturne et le cortisol (-10% avec le code FRANCOISB). Retrouve tous mes partenariats avec les codes promo exclusifs.
Références scientifiques
Si tu veux un accompagnement personnalise, tu peux prendre rendez-vous en consultation.
Pour aller plus loin
- Dominance œstrogénique : quand tes hormones piègent ta thyroïde
- Règles douloureuses : les vraies causes et solutions naturelles
- SOPK : les 4 visages que ton gynécologue ne regarde pas
- Mycoses vaginales récurrentes : l’écologie intime oubliée
- Restaurer son intestin : le protocole 4R du naturopathe
- Oméga-6 (GLA) : l’anti-inflammatoire oublié des huiles d’onagre et de bourrache
- Infertilité du couple : les causes nutritionnelles que personne ne cherche
- Seins fibrokystiques : le triangle thyroïde, iode et œstrogènes
Sources
- Curtay, Jean-Paul. Nutrithérapie. Marco Pietteur, 2016.
- Hertoghe, Thierry. The Hormone Handbook. 2e éd. Luxembourg : International Medical Books, 2012.
- Nissim, Rina. Mamamélis. Genève : Mamamélis, 1992.
- Salmanoff, Alexandre. Secrets et sagesse du corps. La Table Ronde, 1958.
« La Santé se renforce par l’hygiène vitale, et la maladie se “guérit” de la même façon. La médication est un trucage physiologique. » Pierre-Valentin Marchesseau
Recette saine : Jus carotte-betterave-grenade : La grenade est anti-inflammatoire et antioxydante.
Footnotes
-
Halme, J., M. G. Hammond, J. F. Hulka, S. G. Raj, and L. M. Talbert, “Retrograde Menstruation in Healthy Women and in Patients with Endometriosis,” Obstetrics & Gynecology 64, no. 2 (1984): 151-154. PMID: 6234483. ↩
-
Bulun, S. E., K. Zeitoun, K. Takayama, L. Noble, D. Michael, E. Simpson, A. Johns, M. Putman, and H. Sasano, “Estrogen Production in Endometriosis and Use of Aromatase Inhibitors to Treat Endometriosis,” Endocrine-Related Cancer 6, no. 2 (1999): 293-301. PMID: 10731122. ↩
-
Baker, J. M., L. Al-Nakkash, and M. M. Herbst-Kralovetz, “Estrogen-Gut Microbiome Axis: Physiological and Clinical Implications,” Maturitas 103 (2017): 45-53. PMID: 28778332. ↩
-
Gatti, G., R. Cavallo, M. L. Sartori, D. del Ponte, R. Masera, A. Salvadori, R. Carignola, and A. Angeli, “Inhibition by Cortisol of Human Natural Killer (NK) Cell Activity,” Journal of Steroid Biochemistry 26, no. 1 (1987): 49-58. PMID: 2434732. ↩
-
Tanaka, E., F. Sendo, S. Kawagoe, and M. Hiroi, “Decreased Natural Killer Cell Activity in Women with Endometriosis,” Gynecologic and Obstetric Investigation 34, no. 1 (1992): 27-30. PMID: 1526528. ↩
-
Ozgoli, G., M. Goli, and F. Moattar, “Comparison of Effects of Ginger, Mefenamic Acid, and Ibuprofen on Pain in Women with Primary Dysmenorrhea,” Journal of Alternative and Complementary Medicine 15, no. 2 (2009): 129-132. PMID: 19216660. ↩
-
Wuttke, W., H. Jarry, V. Christoffel, B. Spengler, and D. Seidlova-Wuttke, “Chaste Tree (Vitex agnus-castus) — Pharmacology and Clinical Indications,” Phytomedicine 10, no. 4 (2003): 348-357. PMID: 12809367. ↩
Laisser un commentaire
Sois le premier à commenter cet article.